dimanche 6 septembre 2009

Boucle infernal – le coup persiste

(04 Septembre 2009)

Le divorce est consommé, les chances pour que les quatre mouvances s’entendent se sont évanouies à jamais. Les négociations diplomatiquesn’ont abouti qu’à conforter la mouvance Rajoelina dans son égo.Rajoelina vient de traduire à son compte les accords de Maputo. Les institutions de la transition décrites dans les accords de Maputo I vont être mise en place selon Rajoelina, mais selon sa vision à lui.

Ainsi, il a donné ordre à Monja Roindefo de mettre en place « le gouvernement de la transition ». Celui qui n’a pas pu garnir les postes ministériels durant plus de six mois a 72 heures pour créer un nouveau gouvernement.Dans ce schéma, Rajoelina est décidé à se river à la chaise qu’il s’est lui-même attribué et confirme Roindefo à la place de Premier Ministre.

Quand à cette décision qu’il a prise, Rajoelina de déclarer que c’est l’aspiration du peuple malagasy. La théorie de la démocratie voudrait que la voix de la majorité soitle choix de l’entier et que passer aux urnes soit la manière pour le peuple d’exprimer son vote, mais après deux jours de consultation desa base (ses partisans et les politiques qui constituent la HAT), Rajoelina se fait porte voix de la population toute entière pour conduire à sa guise la transition. Combien se reconnaîtra dans cettedécision de Rajoelina ?Rajoelina est resté fidèle à ses principes et vient ainsi d’écarterd’une déclaration les accords de Maputo I dont la charte des valeursqu’il a annoncé être l’initiateur.L’équipe conjointe de la médiation a ainsi la position de la mouvanceRajoelina, La position des trois mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka a obtenu un écho de la part de l’armée (des responsablesactuellement en place).

Le Général Ravelomanana Claude a déclaré quel’armée rejette la mise en place d’un directoire militaire et que lesforces armées rejettent toute nomination qui n’a pas reçu l’aval de lahiérarchie.Jeudi, Zafy Albert avait annoncé la décision des trois mouvances d’unesolution militaire pour les postes bloquants de la transition que sont la Présidence, la Vice – Présidence et la Primature.

« Il ne s’agit pas de directoire militaire mais de donner aux militaires la chance de prendre leur responsabilité » a expliqué leGénéral Rakotoarijaona Désiré, ancien Premier Ministre. Selon ceGénéral, il y a une méprise totale sur les déclarations de Zafy Albert. La décision des trois mouvances de laisser aux militaires lestrois postes ne signifie en rien la mise en place d’un directoiremilitaire. Des militaires qui tiennent des postes au niveau d’ungouvernement (sans que ce soit des postes relatifs à la sécurité et ladéfense) n’est par ailleurs pas une nouveauté. Où se dirige la sortie de crise entre les quatre mouvances face à ces nouvelles donnes, l’appréciation des médiateurs et de la communautéinternationale est attendue.

Dans un communiqué, les Etats Unis déclarent que « Toute action unilatérale d’une quelconque partie menacerait la résolution de cette crise politique ». Pour la mouvance Ravalomanana, les mobilisations se poursuivent. La place de la légalité a connu une affluence sans précédent vendredi.

D’après les informations, les trois mouvances pourraient prendre des mesures pour démontrer leur solidarité suite à la déclaration deRajoelina de vendredi.

Sortie de crise : de la rigueur face à l’absolutisme

(03 Septembre 2009)

La mouvance Rajoelina a brillé par son absence durant la rencontre de jeudi matin au Carlton. Ny Hasina Andriamanjato est venu mais est reparti quelques minutes après.

D’après ses explications, il a été dépêché par la mouvance pour s’excuser auprès des trois mouvances que sa mouvance ne pouvait assister à la rencontre au Carlton parce qu’il y a une réunion « importante » organisée par Rajoelina et la HAT ainsi que les forces de changement et que la mouvance Rajoelina appelle les trois mouvances pour un autre entretien jeudi après – midi. (La rencontre au Carlton de jeudi est prévue depuis mardi et la mouvance Rajoelina a été prévenue de cette réunion.)

Insolence ou affront, l’attitude de la mouvance et surtout de Rajoelina a désappointé le professeur Zafy Albert. Pour le professeur, c’est la preuve que la mouvance esquive la recherche de solution consensuelle. Zafy Albert de noter que Rajoelina n’accepte pas la transition consensuelle parce qu’il se dit déjà chef de transition.

Il fut clair jeudi que les trois mouvances étaient décidées à prendre des dispositions malgré l’entêtement de la mouvance Rajoelina de vouloir s’imposer. Les débats de jeudi matin ont abouti à un consensus entre elles pour dénouer la situation. Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka vont proposer aux médiateurs vendredi une solution militaire pour les postes objets de blocage dans la transition (Président, vice – président et premier ministre de la transition).

« Après la réunion d’hier, d’aujourd’hui et le débat que nous avons fait ce matin, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : il appartient maintenant aux militaires de prendre leur responsabilité, pour nous c’est la seule solution ». Selon les explications de Zafy Albert, s’il ne peut être trouvée de solution dans les rencontres et les débats des civils, la solution se trouve au niveau des militaires. Des déclarations ont été faites par des militaires selon lesquelles ils ne font pas de politique, qu’ils étaient neutres et aussi qu’ils allaient prendre leur responsabilité si les civils n’arrivent pas à s’entendre.

Actuellement, la situation est dans l’impasse, il n’y a plus de solution aussi la prise de responsabilité des militaires est la solution que nous avons trouvé a poursuivi Zafy Albert. Reste à certifier de l’impartialité des militaires qui seront mis en place au niveau des trois postes clés de la transition. En effet, malgré les différentes déclarations émises par les militaires sur leur neutralité et leur a-politisation, des mouvements tendancieux de (une partie de) militaires ont été observés dans le pays, des militaires ont manifesté ouvertement leur penchant pour Rajoelina.

Il faut aussi se rappeler des évènements de mars dernier quand des militaires ont pris part au coup d’Etat, quand des militaires ont donné un pouvoir (qu’ils n’avaient pas et qu’ils refusaient) à Rajoelina et que jusqu’à maintenant, des têtes brulées de l’armée continuent à brandir kalachs et poings face à la libre expression. De son côté, Rajoelina n’a pas encore dévoilé sa proposition pour les médiateurs pour vendredi. Mais il apparaît plus qu’évident que cette proposition n’est pas différente de celle que sa mouvance a jusqu’alors exigé.

Jeudi, Rajoelina a réuni ses adeptes à Iavoloha aucours de laquelle réunion l’égo et l’appétit de la HAT ont été aiguisés. Deux propositions au moins arriveront donc au niveau des médiateurs vendredi. Comment les médiateurs vont confronter les propositions ? Comment une proposition sera jugée plus consensuelle qu’une autre (l’unanimité d’un consensus ne pouvant être acquises vue l’entêtement d’une des mouvances) ? Y aura – t – il une proposition qui sera retenue et comment sera – t- elle avancée aux mouvances pour validation ?...la méthode des médiateurs pour consulter les propositions est inconnue à l’heure actuelle.

Par ailleurs, il reste à savoir quelle mesure sera prise pour sortir le pays de la crise si aucune des propositions n’arrive à dénouer la situation ? La communauté internationale a condamné le coup d’Etat, et la population malagasy sera condamnée (avec les auteurs du coup d’Etat) quand les sanctions vont tomber.

Mais « une simple condamnation » permettra – t – elle de mettre enfin un terme au coup d’Etat et d’en déloger les auteurs?

Droit dans le mur

(02 Septembre 2009)

Mise en scènePas de surprise à Ambohitsorohitra.

Le discours de Rajoelina était cequ’on attendait de lui, les déclarations de ses partisans étaient desplus prévisibles et la position de la HAT sur la suite de Maputo n’apas étonné grand monde.. Les partisans de Rajoelina demandent (pourfaire courtois) le maintien de Rajoelina, de Roindefo et une majoritédans la transition.

En gros, les propos tenus à Ambohitsorohitra n’ont pas été différents de ceux déjà émis auparavant par la mouvance Rajoelina et la HAT, se convaincre de leur maintien au pouvoir.Rajoelina a par ailleurs annoncé qu’il n’ira plus à Maputo N, qu’il enverra sa proposition par mail le 04 septembre. Donc pas de face àface direct pour cette date buttoir.Le tête à tête pourrait se faire jeudi entre les quatre mouvances,pourrait car maintenant il y a deux appels à rencontre pour ce jeudi.L’une, celle de Zafy Albert, et l’autre de la HAT.

Qui répondra présent et pour laquelle de ces deux rencontres?

La concertation appelée par Zafy Albert mardi se poursuivra jeudi. Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ce sont retrouvées mercredipour préparer cette suite. La mouvance Rajoelina, absent durant la rencontre de mardi l’a été également durant cette préparation. Le sera– t –elle jeudi ?

L’attitude de la mouvance Rajoelina a été réprimandée par Zafy Albert mardi. Le professeur, qui s’est placé entant que ray aman – dreny et non en chef de file, a averti sur la possibilité d’une mise en place d’un gouvernement de consensus entre les trois mouvances face aux manières bloquantes de la mouvanceRajoelina.

Même si aucun accord commun n’a été sorti jusqu’ici par les trois mouvances (Zafy, Ravalomanana, Ratsiraka) suite aux diverses rencontres qu’elles ont tenu, il est clair que les mouvancess’accordent encore sur la recherche d’un consensus entre elles ou du moins font montre d’une bonne foi à poursuivre la concertation (avecles médiateurs internationaux ou sans eux).

Embargo – qui est prêt à en assumer la responsabilité ?

(01 Septembre 2009)

La mouvance Zafy Albert, la mouvance Ravalomanana et la mouvance Ratsiraka se sont rencontrés au Carlton anosy à la convocation de la mouvance Zafy Albert pour tenter de conclure les négociations qui ont commencé à Maputo.

La mouvance Rajoelina, également appelée à la rencontre n’est pas venu, parce qu’elle a d’autre programme d’après les explications de quelques membres de la HAT. Les quatre mouvances devraient poursuivre la rencontre jeudi matin d’après les informations, soit la veille du délai accordé par l’équipe conjointe de médiation.

Qu’est – ce qui pourrait en sortir, c’est encore un grand point d’interrogation ? Mais pour Madagascar, il n’y aura que deux issus. Le problème se règle (le consensus est trouvé et ce qui s’ensuit), le rétablissement de la vie quotidienne de la nation peut se faire, ou les négociations ne donnent rien, il n’y a pas de transition consensuel, le futur du pays (du plus proche à l’au-delà) sera sombre.

Le premier est ce qui pourrait être un réconfort pour les malagasy, mais les chances d’un consensus entre les quatre mouvances est très mince. Mercredi, Rajoelina va faire une consultation publique à Ambohitsorohitra (le lieu a changé). L’enjeu de ce mini - référendum, sa place et celle de la HAT à la transition.

Rajoelina va consulter ses partisans pour avoir les réponses aux questions devrait- il abandonner la présidence de la transition ou pas, la HAT devrait – elle concéder une (des) place (s)? La réponse à ces questions est évidente, son vahoaka y répondra par le négatif. Et de là, plus de consensus, et le sort de la population sera lié.

Pas de consensus – Embargo, Embargo – Isolement, Isolement – pauvreté dévastatrice.

La HAT peut persister qu’elle ne se laisserait pas faire et faire à ce qu’elle se maintient mais cela conduira aux sanctions. Ses politiciens peuvent lancer que les investissements et aides étrangers ne sont pas nécessaires parce que Madagascar est très riche mais malgré ses richesses, Madagascar n’a pas pu nourrir sa population sans l’aide des investissements et aides étrangers et les richesses ne pourront s’exporter sans la communauté économique internationale (Les pierres précieuses et le pétrole sont difficiles à faire cuire).

Les politiciens oseront – ils dirent à ce moment là qu’ils assument la décision qu’ils ont pris et que c’est le choix de la population ?La question que la mouvance Rajoelina devrait poser à la population (les près de 20 millions de personnes qui constituent la population malagasy) est accepteriez – vous d’être des martyres pour que la HAT persiste dans sa position ou voulez – vous que nous concédons pour que vous puissiez vous remettre à vivre ?

Car la population sera la grande victime des sanctions qui vont tomber.

Non aux faux semblants

(31 Aout 2009)

La place de la légalité Ankorondrano a retrouvé sa vocation demobiliser la population contre le coup d’Etat. Suite aux accords deMaputo I et afin de respecter les tenants des accords, les partisansde la légalité avait interrompu leur rassemblement depuis le 10 Aout.

Mais la tournure de Maputo II a fait reprendre la mobilisation. Depuis samedi, des rassemblements sont tenus sur la place pour dénoncer et s’opposer à la désignation de Rajoelina en tant que président de la transition.

Au cours d’une intervention téléphonique, Marc Ravalomanana a rappelé samedi sa position et celle de la mouvance Ravalomanana dans les négociations chapotées par l’équipe conjoint de la médiation qui est de ne jamais cautionner la mise en place de Rajoelina à la tête de la transition. Pour Marc Ravalomanana et sa mouvance, l’initiateur d’uncoup d’Etat ne peut être légitimé.

La charte africaine de la démocratie interpelle sur ce sujet. Dans son article 25, paragraphe 4, la charte stipule que « Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordredémocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat. », Selon cet article, la position de l’Union Africaine sur le cas de Rajoelina en particulier et de ceux qui avec lui avaient entrepris le changement de gouvernement dans le pays devrait être sans équivoque, que ni lui ni les autres avec lui ne devraient faire partie de latransition.

La position de la communauté internationale attend la conclusion des négociations en cours. Va – t – elle admettre Rajoelina après l’avoircondamné ? La reconnaissance de Rajoelina à la tête de la transition donnera caution au coup d’Etat qu’il a perpétré et tout putschiste pourra espérer une légitimation par des faux semblants denégociations.

Le dénouement des négociations devrait être connu vendredi, date limite accordée par l’équipe conjointe de médiation. La mouvance Rajoelina avait demandé un délai pour consulter ses partisans et son «Vahoaka ».

D’après les informations, il va faire un rassemblement à Mahamasina au niveau du stade couvert mercredi pour une consultation publique.Parce qu’ils s’obstinent à vouloir maintenir les deux hommes(Rajoelina et Roindefo), ils vont bloquer le pays a déclaré laprésidente de l’association Manda, Lalatiana Ravololomanana (un desexilés politiques du temps de Marc Ravalomanana). « Si vous voulez lareconnaissance de la population passer aux urnes mais arrêter de vousimposer » a déclarer Madame Ravololomanana « démontrer le patriotisme que vous clamez faire preuve ».

Patriotisme, intérêt supérieur de la nation, des mots qui sonnent creux dans les déclarations de la mouvance Rajoelina qui depuis le début des négociations tentent d’imposer ses exigences par des menaces d’arrêt des négociations et des intimidations. Pour la mouvance Ravalomanana, les rassemblements se poursuivront jusqu’à mercredi sur la place de la légalité « après, on avisera » asouligné le député Yves Aimé Rakotoarison.

RESOLUTION OF THE CRISIS IN MADAGASCAR"IMPOSSIBILITY OF REACHING A CONSENSUS"

In its communiqué dated 28 August 2009, the Joint International Mediation Team emphasized the impossibility of reaching a consensus about the keypositions of the transition:
- The Presidency,
- The Vice Presidency,
- A Prime Minister of consensus.

I would like to draw your attention to the fact that it will be impossible to reach a consensus as long as the position of President of the transition is given to the Rajoelina Movement. Such a scenario would ruinthe spirit of Maputo I and what has been achieved so far.I would like to stress that the Marc Ravalomanana Movement, in the superior interests of the Nation, made enormous concessions. Especially, I officially declared that I would not personally participate in thetransition. The Marc Ravalomanana Movement regrets the intransigence of the Rajoelina Movement, which is the cause of the deadlock

.After reading the final communiqué of Maputo II, the Marc Ravalomanana Movement considers that endorsing the scenario that gives the Presidency of the transition to the Andry Rajoelina Movement constitutes thefollowing clear message:"In Madagascar, one can take power by force in the street and then acquirelegitimacy as the final outcome of a truncated negotiation process."Such a practice constitutes a danger for present and future generations.

The Ravalomanana Movement would not like to condone it, nor to be responsible for setting a bad example for the Region, for the Continent,or even for the whole world. Accordingly, I reconfirm our stand against legitimizing coups. Moreover, I stand up against the process adopted by the Joint MediationTeam that did not always act in a fair and transparent manner, especially regarding the allocation of time to participants to voice their opinionsand the use of e-mails for consultations to finalize the resolutions.

Suchpractices are contrary to the very principles of negotiations. Nothing has been signed during Maputo II. Therefore, given what is stated above, the Marc Ravalomanana Movement would like to first, reiterate the impossibility of reaching a consensus about giving the Presidency of the transition to the Andry Rajoelina Movement, and second, reassure the International Community through the Joint Mediation Team that we are willing to search for other alternativeswith all the stakeholders.

Finally, the Marc Ravalomanana Movement would like to thank all those involved in the process aiming at the resolution of the present crisis.

Maputo, August 28, 2009

La force et le chaos

(28 Aout 2009)

Maputo II n’a pas satisfait les espérances.

Les actes survenus au retour des délégations au pays ont par ailleurs fait revivre lesintimidations et la peur. Le pays est encore loin du rétablissement.

Carlton Bis ?L’aéroport d’Ivato a été secoué par les manœuvres des militaires conduits par les fameux commandant Charles et Lilyson vendredi. Plusieurs dizaine de militaire sont entrés relativement par la forceau niveau de la salle de débarquement de l’aéroport sous les yeux ébahis des passagers, sécurité et visiteurs.

Les militaires étaientvenus pour « prendre » Manandafy Rakotonirina qui arrivait desnégociations de Maputo. Les militaires voulaient entrer de force dansla salle où se trouvait Manandafy mais un militaire s’était interposéet les ont fait reculer. Les attaques verbales à l’encontre de cemembre de la mouvance Ravalomanana ont fait écho au niveau del’aéroport, selon les militaires, Manandafy aurait offensé les militaires malagasy. Les militaires ne sont partis que quand Manandafy a annoncé à la presse que l’Etat a besoin des militaires. Selon lecommandant Lilyson, ils veulent des excuses de Manandafy pour que lasituation se calme. Des sources rapportent que le commandant Charles alancé au chef de la médiation Joaquim Chissano « s’il venait àremettre ses pieds à Madagascar, il aura à faire à moi »Manandafy après le face à face mouvementé a déclaré que c’est lapreuve que le pays n’est pas encore en paix.
Les médiateurs ont encorebeaucoup à faire.Impasse« L’équipe conjointe de médiation a le regret d’informer l’opinionpublique malgache et internationale qu’en dépit de tous les effortsfournis, les chefs de file des mouvances ont été dans l’impossibilitéde trouver un consensus sur les poste clé de la transition » ontconclu les médiateurs à la fin de la rencontre de trois jours.Les points de discorde de Maputo II relatifs aux places de Président,Vice – Président et Premier Ministre de la transition n’ont pas étérésolus.

Les délégations, malgré des accords trouvés pour d’autresinstitutions, sont revenues au pays sans accord clairement signé. Les médiateurs donnent jusqu’au 4 septembre pour trouver un consensus,sinon… La suite à donner n’est pas claire, mais on se rapproche de la fin du délai de 1 mois pour mettre en place la transition, un échec dans les négociations serait risqué pour le pays. Le fond du problème, si l’on se réfère aux différentes déclarations émises par les délégations est la persistance de la mouvance Rajoelina de vouloir s’imposer à la présidence et à la primature de la transition.

La mouvance Rajoelina va d’abord consulter ses membres réunis au seinde la force de changement (qui avait des représentants dans ladélégation de la mouvance Rajoelina à Maputo II) avant de seprononcer.Le pays court au désastre.La SADC tiendra une réunion du 6 au 8 septembre prochain. La situationà Madagascar y sera surement abordée. Des décisions pourraient êtreprises à la suite de la rencontre.

« La position de la SADC sera sans doute avalisée par l’Union Africaine » selon Edem Kodjo. La SADC a suspendu le pays de ses organes à la suite du coup d’Etatet a demandé le retour à l’ordre constitutionnel.

Les négociations sous les hospices de l’équipe conjointe de médiation sont considérées comme la solution de la dernière chance pour Madagascar pour rétablirles relations internationales, lever les sanctions et éviter à ce qued’autres ne tombent.Madagascar (la population malagasy) sera fixé sur la position de la communauté internationale au mois de septembre.

- La SADC se réunit du 6 au 8 septembre -

Le délai de six mois donné par le Conseil de Paix et de Sécurité del’UA pour le retour à l’ordre constitutionnel touchera à sa fin vers le 16 septembre - La fin du moratoire de 120 jours de l’Union Européenne à la partie malgache pour trouver une sortie de crise consensuelle et inclusive interviendra d’ici mi - septembre.

Si aucun consensus n’est trouvé d’ici le 4 septembre, que la transition consensuelle tant prôné pour avancer dans le retour à l’ordre n’est pas mis en place, le pays croulera sous les sanctions internationales.

Les projets, aides et autres conventions internationales seront remis en question, le pays coure vers un chaos économique et social sans précédent. « Ce serait désastreux » pour le pays comme a dit Edem kodjo.