(10 Septembre 2009)
Opinion
L’économie malagasy est en plein déclin et la situation sociale empire de jour en jour. Les prix ne cessent d’augmenter, le nombre de nouveaux chômeurs également et la situation financière de l’Etat nepermet pas d’aller dans le sens du développement.
Gaspillage etdépense incongrue constituent les mouvements des comptes publics, les aides sont coupés, les caisses sont presque vides si ce n’est déjà vides. Et le pire est encore à venir.
L’optimisme devrait certes être le maitre mot actuellement, ne pas baisser les bras, tomber dans le fatalisme serait abandonner par forfait.
Peut – être. Mais jusqu’à présent, l’évolution des évènements annonceun avenir plus que critique de la situation socio – économique dupays.Qui va trinquer ? Mais la population.
Des politiciens peuvent faire des grands discours comme dire queMadagascar peut se passer des bailleurs traditionnels, ils peuventprétendre trouver d’autres sources de financement et annoncer que lenouveau gouvernement est à pied d’œuvre pour faire avancer le pays.Mais les discours ne nourrissent pas un peuple qui coure à la famineet ne remplissent pas les caisses d’un Etat enclin à la faillite.
Et arranger des belles paroles n’enlèvent en rien à la vérité des faits.Madagascar qui se retire des bailleurs traditionnels facile à dire etc’est déjà en cours, mais ce n’est pas Madagascar qui se retirera cesont les bailleurs qui vont rejeter le pays.
Trouver d’autresfinancements, il faudra bien étant donné que les « anciens partenaires» abandonneront le pays si l’environnement ne leur est pas « favorable». Jusqu’à trouver une solution de rechange, le pays s’enfoncera, la viedu pays et de sa population n’attendant pas après la fierté(l’imbécilité) des politiciens.
Les personnes qui se sont appropriées le pouvoir semblent en effet oublier qu’outre les aides et financements extérieurs, les caisses del’Etat vivent avec les impôts et taxes que la population verse. Lesforces de l’ordre, c’est la population qui les paye, tout comme cesmembres du gouvernement et leur Président, les travaux dedéveloppement, les remboursements des financements extérieurs (il y ena qui doivent être remboursés)….
Et comment les malagasy pourront – ils s’acquitter de leur obligationvis – à vis de l’Etat s’ils n’arrivent même pas à vivre. Quand on roule en voiture de luxe, que l’essence est payée par les contribuables et que les salaires s’élèvent à plus de 2 millionsd’ariary par mois, il est facile de dire qu’il faut se préparer à quelques difficultés.
Maintenant et après, (que la situation politique s’arrange ou pas),c’est la population qui trinque. Car pour relever le pays, même si les aides extérieurs reprennent, la population devra encore payer poursortir de la situation de misère dans laquelle les politiciens enplace laisseront le pays.Ce qu’il faudrait, ce serait mettre en place des mesures selonlesquels les personnes responsables du déclin du pays « paient » pour rétablir le même pays.
En gros, les milliards engrangés en quelques mois par les détenteurs du pouvoir devraient être réquisitionnés pourrenflouer les caisses de l’Etat et rétablir le pays dans ledéveloppement. Ce qui serait normal parce que ces richesses ont étéaccumulées d’une manière « douteuse » sur le dos du simple contribuable.Au nom du Fihavanana, on peut appeler à la réconciliation et à lanégociation.
Au nom du Firaisankina, on peut demander à la population de serrer la ceinture. Mais il ne faut pas non plus prendre les malagasy pour des pigeons qu’on peut plumer à tout va. Les petits «tahiry » des malagasy n’ont pas été constitués pour enrichir lesfourbes et les paresseux.
samedi 12 septembre 2009
Ambohijatovo pour réunir les trois mouvances
(10 Septembre 2009)
Premier regroupement public entre la mouvance Ravalomanana et ZafyAlbert. Une délégation de représentants de la mouvance Zafy a participé à la manifestation sur la place de la légalité jeudi. Les partisans de la mouvance Zafy viendront nombreux pour les autresrassemblements selon Tabera Ramanantsoa.
Voir les deux mouvances réunies à Ankorondrano aurait été inimaginable les mois précédents, mais chacun aura mis son égo politique de côtépour atteindre un même but, déchoir Rajoelina et son gouvernement. L’ambiance a été brulante sur la place de la légalité, lesmanifestants ont été revitalisés par les différentes déclarations desorateurs. Rajoelina et son gouvernement ont bafoué les accords deMaputo, Rajoelina est un dictateur, Rajoelina et son gouvernement ne sont pas les bienvenus à la tête de l’Etat, il faut remettre le pays à l’ordre constitutionnel, tels ont été en gros les messages véhiculés.
Les deux mouvances se redonnent rendez – vous vendredi, cette fois -ci avec la mouvance Ratsiraka. Le rassemblement se fera sur le jardinmythique de la place de la démocratie à Ambohijatovo.Cette sortie est une reconquête de la place de la démocratie, ledernier rassemblement des légalistes à Ambohijatovo remonte à la mi –juin.
Une grande marche avait alors été organisée par les partisans dela légalité pour rallier le Magro Ankorondrano et la place de ladémocratie Ambohijatovo pour un rassemblement de prière. Quand leslégalistes voulaient reprendre le rassemblement sur la même place lelendemain, ils avaient été empêchés et repoussés par les forcesmilitarisées. La place de la démocratie n’a plus accueilli demouvement politique depuis, la place a même rarement accueilli derassemblement (tout court).La sortie de vendredi sera ainsi un évènement.
L’accès d’Ambohijatovo sera – t – il barricadé ? Les forces militarisées seront – elles présentes pour empêcher l’entrée ? Le mouvement sera – t – il une foisde plus réprimé ? Car si le mouvement légaliste avait toujours suiviune tendance pacifiste, la répression du mouvement a toujours étéviolente.
Les réponses seront pour vendredi mais la déclaration du préfetd’Antananarivo donne déjà un avant – gout, le préfet a annoncé qu’ilfaut une autorisation pour une manifestation publique.
En tout cas, les trois mouvances viennent d’entamer la première phasede leur action commune. Une mobilisation de la population en parallèleavec des actions de concertation pour reprendre les négociations surles principes de Maputo.
Premier regroupement public entre la mouvance Ravalomanana et ZafyAlbert. Une délégation de représentants de la mouvance Zafy a participé à la manifestation sur la place de la légalité jeudi. Les partisans de la mouvance Zafy viendront nombreux pour les autresrassemblements selon Tabera Ramanantsoa.
Voir les deux mouvances réunies à Ankorondrano aurait été inimaginable les mois précédents, mais chacun aura mis son égo politique de côtépour atteindre un même but, déchoir Rajoelina et son gouvernement. L’ambiance a été brulante sur la place de la légalité, lesmanifestants ont été revitalisés par les différentes déclarations desorateurs. Rajoelina et son gouvernement ont bafoué les accords deMaputo, Rajoelina est un dictateur, Rajoelina et son gouvernement ne sont pas les bienvenus à la tête de l’Etat, il faut remettre le pays à l’ordre constitutionnel, tels ont été en gros les messages véhiculés.
Les deux mouvances se redonnent rendez – vous vendredi, cette fois -ci avec la mouvance Ratsiraka. Le rassemblement se fera sur le jardinmythique de la place de la démocratie à Ambohijatovo.Cette sortie est une reconquête de la place de la démocratie, ledernier rassemblement des légalistes à Ambohijatovo remonte à la mi –juin.
Une grande marche avait alors été organisée par les partisans dela légalité pour rallier le Magro Ankorondrano et la place de ladémocratie Ambohijatovo pour un rassemblement de prière. Quand leslégalistes voulaient reprendre le rassemblement sur la même place lelendemain, ils avaient été empêchés et repoussés par les forcesmilitarisées. La place de la démocratie n’a plus accueilli demouvement politique depuis, la place a même rarement accueilli derassemblement (tout court).La sortie de vendredi sera ainsi un évènement.
L’accès d’Ambohijatovo sera – t – il barricadé ? Les forces militarisées seront – elles présentes pour empêcher l’entrée ? Le mouvement sera – t – il une foisde plus réprimé ? Car si le mouvement légaliste avait toujours suiviune tendance pacifiste, la répression du mouvement a toujours étéviolente.
Les réponses seront pour vendredi mais la déclaration du préfetd’Antananarivo donne déjà un avant – gout, le préfet a annoncé qu’ilfaut une autorisation pour une manifestation publique.
En tout cas, les trois mouvances viennent d’entamer la première phasede leur action commune. Une mobilisation de la population en parallèleavec des actions de concertation pour reprendre les négociations surles principes de Maputo.
Rajoelina déclare la guerre – les trois mouvances prêtes pourl’offensive
(09 Septembre 2009)
Dernière tentative de la mouvance Zafy. Au nom du Fihavanana malagasy,la mouvance Zafy Albert a lancé un dernier appel à Rajoelina et samouvance pour reprendre le dialogue entre les quatre mouvances. Une lettre va être envoyée à Rajoelina et sa mouvance d’après lesexplications de Manoro Régis, porte parole de la mouvance Zafy, lettre qui posera des conditions fermes pour que la mouvance Rajoelinarevienne sur la table. Un appel de la dernière chance qui s’il ne reçoit pas un écho favorable se changera en action concrète de rejet.
Le ton de la mouvance Zafy annonce un ultimatum à l’endroit de lamouvance Rajoelina de revenir dans l’esprit des négociations, faute dequoi, la mouvance passera au plan B.
Ce que Rajoelina et sa mouvance font est une pure provocation selon Manoro Régis. Ils ont trahi les accords de Maputo et ont compromis lesefforts de négociations. « Rajoelina et la mouvance qu’il conduitcherche la guerre, et si c’est la guerre qu’ils cherchent, nous devonsnous préparer à cette guerre ». « Nous », il s’agit des trois mouvances (Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka).Les trois mouvances vont se rapprocher pour se pencher sur ce qui va être entrepris.
Dans les couloirs, l’idée d’un gouvernement deconsensus, une mobilisation générale des partisans des trois mouvancesse confirment. Ceci n’entrave pas cela, la mouvance Ravalomanana continue lamobilisation contre le coup d’Etat. Réunis par milliers sur la placede la légalité, les partisans de la légalité manifestent leuropposition contre le gouvernement unilatéral et dictatorial deRajoelina.Les partisans de la légalité ont toujours démontré leur volonté des’opposer au coup d’Etat.
Des manifestations pacifiques ont été tenuesdepuis le 21 mars malgré les répressions et intimidations violentes.Après une interruption par respect des accords de Maputo I, lesmanifestations ont repris le 28 aout après Maputo II pour s’opposer àla nomination de Rajoelina à la tête de la transition et elles se sontrenforcées depuis vendredi dernier quand Rajoelina a ordonné la miseen place du nouveau gouvernement Roindefo.
Les partisans de lalégalité réclament plus de fermeté à l’encontre du nouveaugouvernement et de son président.Médias publics: tribunes exclusives (09 Septembre 2009)Zafy Albert se heurte aux portes de la TVM et la RNM. Deux joursmaintenant que le professeur a demandé aux chaînes nationales un tempsd’intervention mais la demande essuie un report indéfini. Les membresde la mouvance Zafy Albert ainsi que ses partisans avaient pensémarcher en groupe jusqu’aux sièges des chaines a déclaré Manoro Régis,mais par respect du Fihavanana, une délégation a été envoyé pours’enquérir de la suite de la demande.
15 minutes de direct, c’est ceque le Professeur Zafy Albert demande. Une intervention pour fairepart de son opinion et éclairer la population sur les accords deMaputo et les derniers évènements.Zafy Albert pourra – t – il faire son intervention jeudi ? Pourquoi pas, Ratsiraka Didier a pu faire une intervention téléphonique sur la RNM mardi.
Indépendance des chaines nationales a été une des revendications des manifestants du 13 mai en leur temps. Les responsables des chaines avaient déclaré que les stations allaient être ouvertes à toutes les tendances quand la TVM et la RNM ont repris la diffusion à Anosy.La HAT jouit totalement de cette « ouverture ».
Les stations publiques sont les moyens les plus utilisées par Rajoelina et compagnie maiselles sont muselées pour les autres tendances (qui s’opposent àRajoelina) dont en tête de liste les partisans de la légalité. Il était exceptionnel de voir ou d’entendre des reportages concernant les manifestations des légalistes sur les stations. Et si couverture il ya, la tournure des commentaires ne reflète pas les faits.
Yves AiméRakotoarisoa avait fini par jeter l’éponge sur ses chancesd’intervenir sur la TVM. Au cours des manifestations des légalistes,Yves Aimé Rakotoarisoa avait demandé des dizaines de fois un débat au niveau de la télévision nationale, un face à face avec n’importe quel membre de la HAT (le plus compétent avait – il demandé) mais le face àface n’eu jamais lieu (n’y avait – il pas de compétent ?).
Le seul débat auquel Yves Aimé Rakotoarisoa a pu participer sur la TVM futcelui organisé avec les quatre mouvances quand celles – ci étaientrevenues de Maputo I.
L’ouverture tant prôné par Rajoelina sur le 13 mai n’est apparemmentdestiné qu’à ceux qui suivent sa « cause ».
Dernière tentative de la mouvance Zafy. Au nom du Fihavanana malagasy,la mouvance Zafy Albert a lancé un dernier appel à Rajoelina et samouvance pour reprendre le dialogue entre les quatre mouvances. Une lettre va être envoyée à Rajoelina et sa mouvance d’après lesexplications de Manoro Régis, porte parole de la mouvance Zafy, lettre qui posera des conditions fermes pour que la mouvance Rajoelinarevienne sur la table. Un appel de la dernière chance qui s’il ne reçoit pas un écho favorable se changera en action concrète de rejet.
Le ton de la mouvance Zafy annonce un ultimatum à l’endroit de lamouvance Rajoelina de revenir dans l’esprit des négociations, faute dequoi, la mouvance passera au plan B.
Ce que Rajoelina et sa mouvance font est une pure provocation selon Manoro Régis. Ils ont trahi les accords de Maputo et ont compromis lesefforts de négociations. « Rajoelina et la mouvance qu’il conduitcherche la guerre, et si c’est la guerre qu’ils cherchent, nous devonsnous préparer à cette guerre ». « Nous », il s’agit des trois mouvances (Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka).Les trois mouvances vont se rapprocher pour se pencher sur ce qui va être entrepris.
Dans les couloirs, l’idée d’un gouvernement deconsensus, une mobilisation générale des partisans des trois mouvancesse confirment. Ceci n’entrave pas cela, la mouvance Ravalomanana continue lamobilisation contre le coup d’Etat. Réunis par milliers sur la placede la légalité, les partisans de la légalité manifestent leuropposition contre le gouvernement unilatéral et dictatorial deRajoelina.Les partisans de la légalité ont toujours démontré leur volonté des’opposer au coup d’Etat.
Des manifestations pacifiques ont été tenuesdepuis le 21 mars malgré les répressions et intimidations violentes.Après une interruption par respect des accords de Maputo I, lesmanifestations ont repris le 28 aout après Maputo II pour s’opposer àla nomination de Rajoelina à la tête de la transition et elles se sontrenforcées depuis vendredi dernier quand Rajoelina a ordonné la miseen place du nouveau gouvernement Roindefo.
Les partisans de lalégalité réclament plus de fermeté à l’encontre du nouveaugouvernement et de son président.Médias publics: tribunes exclusives (09 Septembre 2009)Zafy Albert se heurte aux portes de la TVM et la RNM. Deux joursmaintenant que le professeur a demandé aux chaînes nationales un tempsd’intervention mais la demande essuie un report indéfini. Les membresde la mouvance Zafy Albert ainsi que ses partisans avaient pensémarcher en groupe jusqu’aux sièges des chaines a déclaré Manoro Régis,mais par respect du Fihavanana, une délégation a été envoyé pours’enquérir de la suite de la demande.
15 minutes de direct, c’est ceque le Professeur Zafy Albert demande. Une intervention pour fairepart de son opinion et éclairer la population sur les accords deMaputo et les derniers évènements.Zafy Albert pourra – t – il faire son intervention jeudi ? Pourquoi pas, Ratsiraka Didier a pu faire une intervention téléphonique sur la RNM mardi.
Indépendance des chaines nationales a été une des revendications des manifestants du 13 mai en leur temps. Les responsables des chaines avaient déclaré que les stations allaient être ouvertes à toutes les tendances quand la TVM et la RNM ont repris la diffusion à Anosy.La HAT jouit totalement de cette « ouverture ».
Les stations publiques sont les moyens les plus utilisées par Rajoelina et compagnie maiselles sont muselées pour les autres tendances (qui s’opposent àRajoelina) dont en tête de liste les partisans de la légalité. Il était exceptionnel de voir ou d’entendre des reportages concernant les manifestations des légalistes sur les stations. Et si couverture il ya, la tournure des commentaires ne reflète pas les faits.
Yves AiméRakotoarisoa avait fini par jeter l’éponge sur ses chancesd’intervenir sur la TVM. Au cours des manifestations des légalistes,Yves Aimé Rakotoarisoa avait demandé des dizaines de fois un débat au niveau de la télévision nationale, un face à face avec n’importe quel membre de la HAT (le plus compétent avait – il demandé) mais le face àface n’eu jamais lieu (n’y avait – il pas de compétent ?).
Le seul débat auquel Yves Aimé Rakotoarisoa a pu participer sur la TVM futcelui organisé avec les quatre mouvances quand celles – ci étaientrevenues de Maputo I.
L’ouverture tant prôné par Rajoelina sur le 13 mai n’est apparemmentdestiné qu’à ceux qui suivent sa « cause ».
Récidive à la HAT… Rejet de la SADC – Haro des trois mouvances
(08 Septembre 2009)
Le gouvernement nouvellement mis en place est le gouvernement de Rajoelina et non un gouvernement de Consensus. Les trois mouvances, Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ont clairement exprimé leur rejet du gouvernement du couple Rajoelina - Roindefo.
Ratsiraka et Ravalomanana eux – mêmes ont manifesté leur opposition au gouvernement et ont déclaré que leurs mouvances n’ont pas de représentant dans ce gouvernement. Mardi, Roindefo avait annoncé les noms des personnes qui constituent à partir de maintenant son gouvernement. Le gouvernement maintient la majorité des ministres HAT, il diffère du précédent par le rajout de nouveaux postes pour faire entrer de nouvelles personnes.
Rajoelina et Roindefo justifient la mise en place de leur nouveau gouvernement par les accords de Maputo I. Pour Rajoelina, dans ces accords, il a été annoncé la mise en place des institutions dans un délai de 30 jours, et c’est le cas. Pour Rajoelina et Roindefo, le gouvernement nouvellement en place est un gouvernement de consensus par la présence de personnes qui ont travaillé avec Ratsiraka et Ravalomanana.
Les personnes objets de spéculationAlain Tehindrazanarivelo (vice premier ministre chargé de la santé publique), Maharante Jean de Dieu (ministre de l’élevage) et Mamy Ratovomalala (ministre des mines) ont travaillé pour Ratsiraka DidierJacques Sylla (président du congrès), Rajemison Rakotomaharo (vice – président), Cécile Manorohanta (vice premier ministre chargé de l’intérieur) ont travaillé pour Ravalomanana MarcAlain Andriamiseza (ministre des pêches) a participé dans la lutte pour la légalité.Ratsiraka : « Ceux qui ont travaillé avec moi ne sont pas tous des membres de la mouvance Ratsiraka... aucune de ces personnes ne sont de la mouvance Ratsiraka » Ravalomanana : « il est vrai que ces personnes ont travaillé avec moi mais elles ne sont pas de la mouvance Ravalomanana… elles cherchent des chaises (siège), la gloire, de l’argent, leurs intérêts personnels non l’intérêt de la population »
Pour Jacques Sylla et Rajemison Rakotomaharo, ils avaient déjà été vus en campagne avec la HAT quand celle – ci s’est mise en place. Le 14 mars, Jacques Sylla a été sur la place du 13 mai au côté de Rajoelina durant une manifestation de la HAT pour réclamer le départ du Président Ravalomanana. Rajemison Rakotomaharo a participé aux réunions organisées par la HAT comme les assises.
Ils n’étaient jamais membre de la mouvance Ravalomanana, au contraire, ils s’étaient mis à dos leurs anciens collaborateurs partisans de la légalité. La nomination de ces deux personnes dans le gouvernement a étonné peu de monde.
De ces noms, seul Alain Andriamiseza relève d’une des trois mouvances, mais sa présence au sein du gouvernement Roindefo n’est pas une représentation de la mouvance Ravalomanana.
Fetison Rakoto Andrianirina : « ces personnes ne s’y sont pas présentées au nom de la mouvance Ravalomanana mais en leur propre nom »Le cas de Andriamiseza a particulièrement indigné le révérend Satrobory. Lui de souligner que Alain Andriamiseza avait déjà été rejeté par les partisans de la légalité à cause de ce qu’il a fait.
Les partisans de la légalité avaient déjà émis des doutes sur Alain Andriamiseza et s’étaient interrogés sur sa « fidélité » à la cause légaliste contre le coup d’Etat (au mois de mai Andriamiseza avait été reçu au palais d’Ambohitsorohitra, au mois de juin, il avait fait des remarques contre le retour de Ravalomanana) que sa présence sur la tribune de la place de la légalité se faisait rare ces derniers mois. Des doutes qui s’avérèrent légitimes ?
Madagascar s’isole
Le gouvernement de Roindefo est désavoué de tout part. Outre les trois mouvances, des membres de la société civile et des forces vives à Madagascar, la SADC qui s’est réuni à Kinshasa vient de rejeter le gouvernement de Rajoelina – Roindefo. Madagascar demeure ainsi suspendu des organes de la communauté économique.
Et la réaction des autres membres de la communauté internationale risque de calquer celle de la SADC. La communauté internationale ayant condamné le coup d’Etat et réclamé le retour à l’ordre constitutionnel en ralliant l’appel à consensus du groupe de médiation.
Rakotoarisoa Jean Eric a manifesté son pessimisme sur l’obtention de reconnaissance de la communauté internationale. « il sera difficile d’obtenir une reconnaissance. La communauté internationale sait lire les accords qui stipulent clairement que les chefs des institutions doivent être consensuels, mais il est clair que ce consensus n’existe pas ».
Les sanctions internationales sont aux portes de Madagascar et la situation sur le terrain dans le pays risque de se rigidifier de plus en plus, la HAT persistant dans la dictature de l’unitéralisme. A Ankorondrano, la mobilisation des partisans de la légalité se renforce de jour en jour.
Le gouvernement nouvellement mis en place est le gouvernement de Rajoelina et non un gouvernement de Consensus. Les trois mouvances, Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ont clairement exprimé leur rejet du gouvernement du couple Rajoelina - Roindefo.
Ratsiraka et Ravalomanana eux – mêmes ont manifesté leur opposition au gouvernement et ont déclaré que leurs mouvances n’ont pas de représentant dans ce gouvernement. Mardi, Roindefo avait annoncé les noms des personnes qui constituent à partir de maintenant son gouvernement. Le gouvernement maintient la majorité des ministres HAT, il diffère du précédent par le rajout de nouveaux postes pour faire entrer de nouvelles personnes.
Rajoelina et Roindefo justifient la mise en place de leur nouveau gouvernement par les accords de Maputo I. Pour Rajoelina, dans ces accords, il a été annoncé la mise en place des institutions dans un délai de 30 jours, et c’est le cas. Pour Rajoelina et Roindefo, le gouvernement nouvellement en place est un gouvernement de consensus par la présence de personnes qui ont travaillé avec Ratsiraka et Ravalomanana.
Les personnes objets de spéculationAlain Tehindrazanarivelo (vice premier ministre chargé de la santé publique), Maharante Jean de Dieu (ministre de l’élevage) et Mamy Ratovomalala (ministre des mines) ont travaillé pour Ratsiraka DidierJacques Sylla (président du congrès), Rajemison Rakotomaharo (vice – président), Cécile Manorohanta (vice premier ministre chargé de l’intérieur) ont travaillé pour Ravalomanana MarcAlain Andriamiseza (ministre des pêches) a participé dans la lutte pour la légalité.Ratsiraka : « Ceux qui ont travaillé avec moi ne sont pas tous des membres de la mouvance Ratsiraka... aucune de ces personnes ne sont de la mouvance Ratsiraka » Ravalomanana : « il est vrai que ces personnes ont travaillé avec moi mais elles ne sont pas de la mouvance Ravalomanana… elles cherchent des chaises (siège), la gloire, de l’argent, leurs intérêts personnels non l’intérêt de la population »
Pour Jacques Sylla et Rajemison Rakotomaharo, ils avaient déjà été vus en campagne avec la HAT quand celle – ci s’est mise en place. Le 14 mars, Jacques Sylla a été sur la place du 13 mai au côté de Rajoelina durant une manifestation de la HAT pour réclamer le départ du Président Ravalomanana. Rajemison Rakotomaharo a participé aux réunions organisées par la HAT comme les assises.
Ils n’étaient jamais membre de la mouvance Ravalomanana, au contraire, ils s’étaient mis à dos leurs anciens collaborateurs partisans de la légalité. La nomination de ces deux personnes dans le gouvernement a étonné peu de monde.
De ces noms, seul Alain Andriamiseza relève d’une des trois mouvances, mais sa présence au sein du gouvernement Roindefo n’est pas une représentation de la mouvance Ravalomanana.
Fetison Rakoto Andrianirina : « ces personnes ne s’y sont pas présentées au nom de la mouvance Ravalomanana mais en leur propre nom »Le cas de Andriamiseza a particulièrement indigné le révérend Satrobory. Lui de souligner que Alain Andriamiseza avait déjà été rejeté par les partisans de la légalité à cause de ce qu’il a fait.
Les partisans de la légalité avaient déjà émis des doutes sur Alain Andriamiseza et s’étaient interrogés sur sa « fidélité » à la cause légaliste contre le coup d’Etat (au mois de mai Andriamiseza avait été reçu au palais d’Ambohitsorohitra, au mois de juin, il avait fait des remarques contre le retour de Ravalomanana) que sa présence sur la tribune de la place de la légalité se faisait rare ces derniers mois. Des doutes qui s’avérèrent légitimes ?
Madagascar s’isole
Le gouvernement de Roindefo est désavoué de tout part. Outre les trois mouvances, des membres de la société civile et des forces vives à Madagascar, la SADC qui s’est réuni à Kinshasa vient de rejeter le gouvernement de Rajoelina – Roindefo. Madagascar demeure ainsi suspendu des organes de la communauté économique.
Et la réaction des autres membres de la communauté internationale risque de calquer celle de la SADC. La communauté internationale ayant condamné le coup d’Etat et réclamé le retour à l’ordre constitutionnel en ralliant l’appel à consensus du groupe de médiation.
Rakotoarisoa Jean Eric a manifesté son pessimisme sur l’obtention de reconnaissance de la communauté internationale. « il sera difficile d’obtenir une reconnaissance. La communauté internationale sait lire les accords qui stipulent clairement que les chefs des institutions doivent être consensuels, mais il est clair que ce consensus n’existe pas ».
Les sanctions internationales sont aux portes de Madagascar et la situation sur le terrain dans le pays risque de se rigidifier de plus en plus, la HAT persistant dans la dictature de l’unitéralisme. A Ankorondrano, la mobilisation des partisans de la légalité se renforce de jour en jour.
lundi 7 septembre 2009
Déclaration de la mouvance Marc RAVALOMANANA
Le Président Marc Ravalomanana rappelle sa position
Le Président Marc Ravalomanana rappelle sa position officiellement annoncée dans la Déclaration du 26 août 2009 lors des négociations de Maputo II. Il s’agit en substance du refus de toute légitimation d’un changement anticonstitutionnel et de la nomination des auteurs de coup d’état à la tête du pays.
Suite à la notification au Président Chissano de la réponse officielle de Monsieur Andry Rajoelina concernant la mise en place d’un nouveau gouvernement dans les 72 heures, et dont copie nous est parvenue, Le Président Marc Ravalomanana et sa mouvance ne peuvent adhérer à cette décision unilatérale de Monsieur Rajoelina dans la mesure où elle est en totale contradiction avec l’esprit et la lettre des accords de Maputo.
En conséquence, les membres de la mouvance Marc Ravalomanana ne participeront pas à ce gouvernement projeté par le tandem Rajoelina-Monja Roindefo. Toutes les personnes ou entités issues de la mouvance qui participeront à ce gouvernement, s’excluent d’elles mêmes de la mouvance Marc Ravalomanana.
Antananarivo, le 05 septembre 2009
Fetison Rakoto Andrianirina
Chef de Délégation de la mouvance Ravalomanana--------------------
Le Président Marc Ravalomanana rappelle sa position officiellement annoncée dans la Déclaration du 26 août 2009 lors des négociations de Maputo II. Il s’agit en substance du refus de toute légitimation d’un changement anticonstitutionnel et de la nomination des auteurs de coup d’état à la tête du pays.
Suite à la notification au Président Chissano de la réponse officielle de Monsieur Andry Rajoelina concernant la mise en place d’un nouveau gouvernement dans les 72 heures, et dont copie nous est parvenue, Le Président Marc Ravalomanana et sa mouvance ne peuvent adhérer à cette décision unilatérale de Monsieur Rajoelina dans la mesure où elle est en totale contradiction avec l’esprit et la lettre des accords de Maputo.
En conséquence, les membres de la mouvance Marc Ravalomanana ne participeront pas à ce gouvernement projeté par le tandem Rajoelina-Monja Roindefo. Toutes les personnes ou entités issues de la mouvance qui participeront à ce gouvernement, s’excluent d’elles mêmes de la mouvance Marc Ravalomanana.
Antananarivo, le 05 septembre 2009
Fetison Rakoto Andrianirina
Chef de Délégation de la mouvance Ravalomanana--------------------
dimanche 6 septembre 2009
Pas de participation à la dictature
(05 Septembre 2009)
Remerciement à tout va, annonce forte, Monja Roindefo a répondu au discours de Rajoelina par une volonté de tenir bon dans les nouvelles charges que son chef lui confie. Rajoelina par sa déclaration a selon Roindefo réaffirmé sa confiance en lui dans la conduite du gouvernement et il ne va pas le décevoir. Ainsi, Roindefo dans son programme va recevoir dimanche les CV de tous ceux qui sont intéressés à travailler avec lui et dans les organes de transition qu’ils vont mettre en place.
Roindefo a en effet annoncé que les candidatures neseront pas seulement pour le gouvernement mais aussi pour les autresinstitutions comme le congrès, le conseil supérieur, le conseil national de la réconciliation…Le discours de Roindefo se voulait rassurant et conciliant. Le gouvernement sera un gouvernement neutre, inclusif et consensuel dans sa composition a avancé Roindefo dans le discours qu’il a faitsamedi. Lui pourtant de déclarer en parallèle qu’il est juste que ceux qui ontsoutenu le mouvement de changement dans le pays composent en majorité le gouvernement, ceci face à la demande du groupe Force de changementqui réclame 70% des postes.
Pour les trois autres mouvances (Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka), il n’est pas question de participer dans le gouvernement de Rajoelina etRoindefo. La déclaration rejette les principes mêmes des textes deMaputo I, les trois mouvances ne seront pas représentées dans cegouvernement unilatéral et ne le reconnaitront pas.
A la lecture d’une lettre attribuée à Didier Ratsiraka, un représentant d’annoncer que Didier Ratsiraka fait connaitre que ni l’Arema ni sa mouvance ne participeront dans ce gouvernement.
Manoro Régis de la mouvance Zafy de souligner que personne ne seraenvoyée pour représenter la mouvance dans ce gouvernement, aussi quiconque s’y présentera est un usurpateur. Une déclaration qui mérite d’être relevée, surtout que de son côté Roindefo a annoncé que des personnes des trois mouvances étaient intéressées à participer dans le gouvernement qu’il va mettre enplace.Niet. Le gouvernement qui sera mis en place ne sera jamais consensuel et inclusif même si il va compter dans ces rangs des personnes du TIM,du CRN, de l’AREMA…parce que ces personnes se seront présentées en leur propre initiative.
Le pays tout entier est maintenant pris à témoin sur celui qui estvraiment le dictateur selon Fetison Rakoto Andrianirina.
Rajoelina a décidé de mettre en place un gouvernement et va l’imposer au pays et à la population. Selon ce représentant de la mouvance Ravalomanana, Rajoelina est en train de jouer avec le pays.
Remerciement à tout va, annonce forte, Monja Roindefo a répondu au discours de Rajoelina par une volonté de tenir bon dans les nouvelles charges que son chef lui confie. Rajoelina par sa déclaration a selon Roindefo réaffirmé sa confiance en lui dans la conduite du gouvernement et il ne va pas le décevoir. Ainsi, Roindefo dans son programme va recevoir dimanche les CV de tous ceux qui sont intéressés à travailler avec lui et dans les organes de transition qu’ils vont mettre en place.
Roindefo a en effet annoncé que les candidatures neseront pas seulement pour le gouvernement mais aussi pour les autresinstitutions comme le congrès, le conseil supérieur, le conseil national de la réconciliation…Le discours de Roindefo se voulait rassurant et conciliant. Le gouvernement sera un gouvernement neutre, inclusif et consensuel dans sa composition a avancé Roindefo dans le discours qu’il a faitsamedi. Lui pourtant de déclarer en parallèle qu’il est juste que ceux qui ontsoutenu le mouvement de changement dans le pays composent en majorité le gouvernement, ceci face à la demande du groupe Force de changementqui réclame 70% des postes.
Pour les trois autres mouvances (Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka), il n’est pas question de participer dans le gouvernement de Rajoelina etRoindefo. La déclaration rejette les principes mêmes des textes deMaputo I, les trois mouvances ne seront pas représentées dans cegouvernement unilatéral et ne le reconnaitront pas.
A la lecture d’une lettre attribuée à Didier Ratsiraka, un représentant d’annoncer que Didier Ratsiraka fait connaitre que ni l’Arema ni sa mouvance ne participeront dans ce gouvernement.
Manoro Régis de la mouvance Zafy de souligner que personne ne seraenvoyée pour représenter la mouvance dans ce gouvernement, aussi quiconque s’y présentera est un usurpateur. Une déclaration qui mérite d’être relevée, surtout que de son côté Roindefo a annoncé que des personnes des trois mouvances étaient intéressées à participer dans le gouvernement qu’il va mettre enplace.Niet. Le gouvernement qui sera mis en place ne sera jamais consensuel et inclusif même si il va compter dans ces rangs des personnes du TIM,du CRN, de l’AREMA…parce que ces personnes se seront présentées en leur propre initiative.
Le pays tout entier est maintenant pris à témoin sur celui qui estvraiment le dictateur selon Fetison Rakoto Andrianirina.
Rajoelina a décidé de mettre en place un gouvernement et va l’imposer au pays et à la population. Selon ce représentant de la mouvance Ravalomanana, Rajoelina est en train de jouer avec le pays.
Rajoelina a, encore une fois, décidé de s'imposer Président
Andry Rajoelina a decidé de rester président et il maintient Monja Rohindefo à la primature. Mais il le charge de former un gouvernement d'ouverture. L'information n'en est pas une. Rien ne change. On se demande de quelle ouverture il parle. Et surtout vers qui ?Qu'il garde son gouvernement tel qu'il est. Personne, à part les gens de son propre camp, n'est intéressé.
Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité.
Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles. La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté.
Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.
DEVOIR D'INGERENCE
Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus.
Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence.
Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré
Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité.
Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles. La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté.
Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.
DEVOIR D'INGERENCE
Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus.
Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence.
Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré
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