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lundi 23 novembre 2009

Le compte à rebours!

Le compte à rebours!


Sauf « contre-mouvement » assez conséquent de dernière heure,
Madagascar va entrer dans une nouvelle ère que la majorité n’a pas
forcément choisie, celle des tontons –macoutes de Duvalier en Haïti
dans les années 80, ni plus ni moins. Le compte à rebours a commencé
il y a une éternité, repris en chœur par ceux qui sont debout, les
regards fixes et vitreux. Nous ne serions plus que des automates, des
robots préprogrammés pour servir, asservis comme des esclaves. Et nous
sentirions au fin fond de notre cerveau toutes les douleurs de la
terre, mais nous n’aurions plus le droit de nous plaindre, de pleurer
ou de crier. On nous donnerait, à nous et à nos enfants une bouillie
infecte à odeur nauséabonde à en
crever.
Je reconnais que les images ci-dessus, bien que symboliques, sont
exagérées pour certains d’entre nous qui ne voient que ce qu’ils
voient, mais insoutenables pour ceux qui regardent avec les yeux de
l’âme qui se nourrissent de liberté, de justice et de vérité. C’est le
« radeau de la Méduse » de 1819, c’est la Louisiane avant la guerre de
sécession de 1861-1865, c’est les wagons de Moramanga en 1947, c’est
le Vietnam, le Cambodge de l’ère communiste, c’est le Rwanda…Quant à
nous, nous sommes entrain de nous faire photographier dans nos misères
et nos plaies ouvertes et puantes, dans l’attente d’une certaine
élection salvatrice qui ne viendra certainement pas de sitôt. Je
partage entièrement les réflexions et les craintes de Iarivolahy à ce
sujet sur dans : « Que veut TGV, ou la France (C’est
pareil) ? ». Je me réfère à la page de Michel Collon dans « Les cinq
règles de la propagande de guerre », pour justifier nos
appréhensions :
1.-Cacher l’histoire ( rappel : faire renoncer à toute forme de
culture démocratique et
nationalisme),
2.-Cacher les intérêts économiques, (rappel : faire oublier les
réalisations positives de l’ancienne
équipe),
3.-Diaboliser l’adversaire (rappel : les soi-disant pactes avec les
forces du
mal…),
4.-Blanchir nos gouvernements et leurs protégés (rappel : faire passer
le groupe des putschistes pour des
libérateurs),
5.-Monopoliser l’information, exclure le vrai débat (actualité : re-
museler les médias, s’adonner à des désinformations systématiques et
faire oublier le vrai débat, celui d’atteindre les objectifs qu’on
s’est fixé, les élections !). http://www.michelcollon.info/
Suivez bien le cours des évènements qui se sont déroulés à Madagascar
et vous arriverez à la conclusion que nous sommes bien parvenus à
cette étape où les médias subissent les pires menaces et exactions, à
ces manœuvres de diversions malsaines qui consistent à revenir sur ce
qui était décidé à Addis Abeba, le refus de libérer les prisonniers
politiques, l’exigence aucunement justifiée de maintenir sous leur
coupe tous les ministères de souveraineté. Rafler la majorité dans les
autres institutions serait le prochain programme ! Gagner du temps et
faire oublier certaines échéances, « Ravalomanana gêne » sur
(rovahiga.over-blog.com) . La situation est des plus délétères. A qui
profite tout ce crime ? Certainement pas aux légalistes. Car
l’aboutissement de ce fameux « les cinq règles de la propagande de
guerre » est de s’accaparer du pouvoir, le garder coûte que coûte et
repousser les élections aux calendes grecques exactement comme dans
les autres pays africains francophones qui ont connu des coups d’état.
Nous relançons les mêmes rengaines, car nous n’avons toujours pas de
contre offensive concertée !

mercredi 4 novembre 2009

COMMUNIQUE MOUVANCE RAVALOMANANA

COMMUNIQUE MOUVANCE RAVALOMANANA

ADDIS ABEBA 04 novembre 2009





Constant dans sa position maintes fois exprimée et désormais bien comprise par les négociateurs, médiateurs et observateurs du processus de Maputo, mais animé d'une ferme volonté de débloquer les négociations pour aboutir à une Transition conventionnelle porteuse d'espérance pour la Nation malgache tout entière, le Président Marc RAVALOMANANA a fait, dans le cours des pourparlers du 4 novembre 2009, une proposition majeure et positive de nature à asseoir la Transition conventionnelle

mardi 3 novembre 2009

à huis clos des quatre chefs de file, 3 novembre 2009

à huis clos des quatre chefs de file, 3 novembre 2009


La première journée de la réunion sur la résolution de la crise à
Madagascar s’est déroulée au siège de l’Union Africaine à Addis Abeba
le 3 novembre 2009 à partir de 15H30.

Après l’ouverture solennelle, une séance à huis clos s’est déroulée à
partir de 23h, séance entre les 4 chefs de file et les médiateurs
conduits par le Président CHISSANO.

La réunion s’est terminée à 1h du matin. Nous vous rapportons ci-après
la proposition du Président Ravalomanana lors de sa première prise de
parole durant cette séance.

Il est à noter que lors de cette réunion, le Président Marc
RAVALOMANANA dans le but d’apporter une solution à la sortie de crise
a proposé deux noms comme Président de la transition., Le premier
celui de Monsieur Manandafy RAKOTONIRINA de la mouvance Marc
RAVALOMANANA et le second une personnalité neutre, en la personne du
Professeur Raymond RANJEVA.

Ce dernier est reconnu pour ses capacités et ses expériences en
matière de droit et de relations internationales. Une telle
proposition contribuera au processus de mise en place du retour à
l’ordre constitutionnel.

La réunion se poursuivra dans la matinée du mercredi 4 novembre par
une visite des médiateurs auprès de chaque chef de file pour
consultation.

Prise de parole de S.E. le président Ravalomanana lors de la séance à huis clos des quatre chefs

Prise de parole de S.E. le président Ravalomanana lors de la séance à huis clos des quatre chefs

Monsieur le Président,

Merci de me donner la parole. Nous sommes ici pour la continuation logique de Maputo II, où il n’y a eu ni consensus, ni signature.

Le communiqué final du 28 août a bien souligné l’impossibilité de trouver un consensus concernant les trois postes clé de la transition : le Président, le Vice-président et le Premier Ministre.

La décision prise lors de la réunion du GIC au Carlton n’est pas conforme aux procédures. Ce n’est pas le rôle des Chefs de délégation de prendre des décisions au nom des Chefs de file.

Donc, nous sommes ici à Addis Abeba pour continuer les négociations et trouver un consensus.

Je le répète encore, par principe, Je ne veux pas légitimer l’auteur d’un coup d’état.

Par ailleurs, l’Article 1 de la Charte de Maputo stipule clairement une transition « neutre, consensuelle et inclusive ». Il faut respecter les accords signés.

La Mouvance Ravalomanana est décidée et est en droit de réclamer le poste de Président de la Transition. Ceci, essentiellement en raison de la légitimité démocratique dont elle dispose à la suite des élections de 2006.

Donc, je propose officiellement M. Manandafy Rakotonirina comme Président de la Transition.

En ce qui concerne les désignations de M. Mangalaza, en tant que Premier Ministre, et de M. Rakotovahiny, en tant que Vice-Président, je réitère qu’il y a eu vice de procédure. Cependant, Je suis prêt à négocier en bilatéral avec les Mouvances Zafy Albert et Ratsiraka pour avaliser ou non leurs désignations.

Je vous remercie.
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samedi 10 octobre 2009

La lutte continue

(09 octobre 2009)

Comment les médiateurs vont se comporter cette fois, étant certain que les quatre signatures des chefs de file ne seront pas réunies pour admettre Rajoelina à la place de président de la transition. Vont -ils faire reprendre les négociations entre les quatre chefs de file ou forcer la mise en place de la transition en écartant (la mouvance) Ravalomanana?

Ravalomanana a été clair, il ne signera aucun accord retenant Rajoelina. Pour Ravalomanana, les discussions doivent reprendre en Afrique ou à Madagascar pour la mise en place d'une transition réellement neutre, inclusive et consensuelle. Vendredi, il a déclaré sur une station radio qu'il n'ira pas à Paris, pas plus qu'à Genève (des informations courant que la prochaine rencontre entre les 4 chefs de file se déroulera dans l'une de ces deux villes).

La balle est entre les mains des médiateurs, traitement équitable des mouvances ou traitement biaisé?

Dans une lettre qu'il a envoyé à Jean Ping vendredi, Ravalomanana a manifesté sa consternation sur la conduite de la réunion du 06 octobre dernier. "La prétendue attribution définitive de la présidence de transition à Andry Rajoelina a été imposée d'avance sans qu'il y ait eu débats entre les chefs de file sur ce sujet"... Des décisions importantes étaient à prendre durant la réunion mais les quatre chefs de file n'ont pas été présents (contrairement à ce qui s'est passé à Maputo).

Les médiateurs vont - ils entériner la décision de retenir Rajoelina malgré l'opposition de Ravalomanana? Si ce sera le cas, qu'en est il de l'équité entre les mouvances? Où sera le principe d'inclusivité et de consensus? A rappeler qu'à Maputo des propositions ont été émises mais n'ayant pas obtenu l'adhérence des 4 mouvances elles n'ont pas été considérées. Ce qui est le cas actuellement.

Ravalomanana a expliqué vendredi que sa position n'est pas poussée par la haine d'une personne mais par respect à des principes.

Quel model laisserait - on aux générations futures et comment le pays pourrait - il évoluer si l'on accepte l'idée de légitimer un putschiste? Une personne plus maline pourrait aussi se lever un de ces jours et prendre le pouvoir avec l'aide de l'armée ou par d'autres moyens et se référer à la situation actuelle pour voir son acte légitimer.

La discussion sur Rajoelina en tant que Président a déjà eu lieu à Maputo selon Marc Ravalomanana et il a quitté la réunion. "Comment peut on désigner un auteur de coup d'Etat comme Président?"

Et de surcroit l'auteur de ce coup d'Etat qui n'est selon Ravalomanana qu'un pion pour détruire ce qui a été accompli durant les 7 dernières années. Selon ses explications, tout a été mis en oeuvre pour mettre Madagascar en trouble parce qu'un pays a peur de perdre ses intérêts économiques. Si la réunion de l'UA avait pu se tenir normalement, le monde entier aurait vu comment Madagascar s'est développé aussi ils ont tout fait pour détruire le pays (pillage, destruction et le coup d'Etat). Ravalomanana a désigné le pays: la France.

Ravalomanana a appelé la population à persévérer dans la revendication de la légalité. La majorité de la population réclame le retour de la légalité et rejette le putschiste mais elle a peur des représailles, des arrestations et des balles a dit Ravalomanana. La mobilisation des partisans de la légalité continue à Ankorondrano et dans plusieurs villes de Madagascar.

jeudi 8 octobre 2009

Ravalomanana - position inchangée, non à Rajoelina

(07octobre 2009)

Rien n'a encore été signé mardi, ce qui est ressorti de la réunion au
Carlton n'est jusqu'ici qu'une proposition non un accord. Pour obtenir
cette qualité, les propositions devront être signées par les quatre
chef de file, donc par Ravalomanana, Zafy Albert, Ratsiraka et
Rajoelina. La signature se fera ailleurs a indiqué le GIC. Mais à la
lumière de nouveaux élements, on peut s'attendre à des rebondissements
dans le processus de médiation. Rien n'est encore joué.

Si les partisans de Rajoelina jubilent à l'idée de voir leur
"président" à la tête de la transition, les partisans de Ravalomanana
ont été rassurés par "dada". Ravalomanana dans une intervention sur
une chaine privée reste ferme: "Rien n'a encore été signé, et je ne me
laisserai pas faire....c'est un auteur de coup d'Etat et on veut le
place?...si j'étais à cette réunion, j'aurai quitté la salle". En
clair, Ravalomanana s'oppose à la mise en place de Rajoelina à la tête
de la transition. Une position qu'il a manifesté au GIC dans une
lettre lue durant la réunion de mardi. Ravalomanana a appelé les
Malagasy à protéger la dignité du pays. Il a par ailleurs interpellé
la CI sur les principes et valeurs prônés. Un coup d'Etat est condamné
et leurs auteurs ne doivent jamais ètre légitimés.

Au vu de cette intervention, il est plus qu'assurer que Ravalomanana
ne va signer d'accord où le nom de Rajoelina figure comme Président de
transition.

Dans un communiqué en date du 07 octobre, la mouvance Ravalomanana
indique que "La charte de Maputo et par référence à sa propre
jurisprudence instaurée au cours du processus des présentes
négociations qui a initialement pris en compte l'opposition de la
mouvance Rajoelina exige pour l'adoption de toute décision à caractère
consensuel et inclusif l'accord parfait de toutes les parties, or à ce
jour tel n'est pas le cas au vu de notre ferme opposition, pour les
motifs maintes fois réitérés, à l'accession de la personne de monsieur
Rajoelina et de tous auteurs de coup d'Etat à la présidence de la
transition conventionnelle".

Durant les précédentes séances de médiation, même si les trois
mouvances ont été d'accord sur une question, la non adhésion de
Rajoelina n'a pas donné caractère consensuel à la décision. Le
processus de négociation a instaurée la nécessité d'une unanimité pour
l'adoption de toute décision, si une des parties s'oppose à la
décision l'accord n'est pas établi.

La réunion de mardi ne met pas un terme aux débats et la signature
d'un accord par les quatre chef de file est encore à un stade de
supposition.

La mouvance Ravalomanana résiste aux forcing de la France

La mouvance Ravalomanana résiste aux forcing de la France


Alors que la mouvance Ravalomanana se prononce et refuse totalement l'arrivée des putschistes au pouvoir même pendant la transition, le Groupe International de Contact FORCE la finalisation d'un accord mettant Andry Rajoelina comme président.


L'annonce soit disant "officiel" fait prématurément par le GIC n'est qu'une proposition émise par deux mouvances Zafy et Rajoelina. On ne peut pas parler aujourd'hui d'accord consensuel et inclusif tant que le président Ravalomanana, chef de file de la mouvance Ravalomanana n'a pas signé.

Ainsi 20 millions de Malagasy ont pu assister en direct aux effets néfastes de la désinformation, désignée par les spécialistes comme étant le "médiamensonge".


Cette intoxication médiatique risque d'accélérer la discréditation du GIC qui n'hésite pas à renier et bafouer en premier les accords de Maputo concernant la neutralité de la présidence de la Transition.
Nous attirons l'attention de la Communauté Internationale que le Président élu Marc Ravalomanana est le seul à avoir une légitimité politique dans ces discussions. Ni Ratsiraka ni Zafy et encore moins Andry Rajoelina ne peuvent représenter le peuple Malagasy.

Le peuple Malagasy n'est pas dupe des manigances de la France et nous demandons instamment que la France n'assiste plus à toute séance de négociation et respecte expressément les accords de Maputo pour une paix durable à Madagascar.


GTT International

Discours du Président Marc Ravalomanana

à la réunion du G.I.C. le 6 octobre 2009 par le chef de la délégation Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Ravalomanana.



Johannesburg, le 6 octobre 2009

Cher Président Ping,
Mesdames et Messieurs,

La Charte de la transition, signée à Maputo le 09 août 2009 stipule à l'Article 1 que : "Les mouvances politiques s'engagent à oeuvrer pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l'organisation d'élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles, et de la mise en place d'institutions démocratiques et stables".

C'est dans cet esprit de neutralité que j'ai solennellement déclaré le 26 août 2009 à Maputo que je ne participerai pas personnellement à la gestion de la transition.

La Communauté Internationale a précisé clairement qu'aussi longtemps qu'il n'y a pas d'ordre constitutionnel à Madagascar, elle ne reconnaîtra aucun gouvernement de transition. La Mouvance Ravalomanana approuve entièrement cette position et nous ne reconnaîtrons jamais Rajoelina comme "président du gouvernement de transition" parce que sa reconnaissance sera un coup dur pour l'état de droit, la démocratie et l'ordre constitutionnel. En fait, lui permettre d'être le président de la transition signifie légitimer le coup d'état qui a eu lieu à Madagascar.

Nous comptons sur vous, M. le Président, qui dirigez la Commission de l'Union Africaine avec tant d'intégrité, pour éviter les pièges de ceux qui ne veulent pas voir nos pays progresser sans ingérence étrangère tutélaire et faire triompher les valeurs universelles, credo de tous les responsables étatiques du monde entier.

Nous comptons également sur votre compréhension pour un traitement équitable de toutes les mouvances en tenant compte de mon propre désistement personnel dans la conduite de la transition pour que celle-ci soit réellement neutre, inclusive et consensuelle et réussisse sa mission première qui est de ramener la paix à Madagascar.

De tout ce qui précède, et reconfirmant tous nos écrits et déclarations précédents, notamment la communication 022/CC/09 faite devant le G.I.C à Addis Abeba le 21 juillet 2009 et à Maputo le 26 août, nous réitérons notre position et ne pouvons, au nom de la Mouvance Ravalomanana, accepter M. Rajoelina comme président de la transition.

Le continent africain n'est pas un continent maudit, incapable de se délivrer définitivement de ses vices dégradants pour le bonheur de nos détracteurs pour le développement.

Cette fois, assumons notre avenir, osons prendre réellement nos responsabilités et faisons du cas de Madagascar un exemple dissuasif pour tous. Ne légitimons pas, sous quelque forme que ce soit, un putschiste.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

Marc RAVALOMANANA

lundi 5 octobre 2009

Retour à la case de départ

Le groupe international de contact sur Madagascar se réunira mardi,
réunion pour aligner la position de la Communauté internationale sur
le cas Madagascar selon les explications de Joaquim Chissano. La
réunion du GIC rassemblera des membres du conseil de paix et de
sécurité de l'Union Africaine, de la francophonie, de l'Union
Européenne, des Nations Unies, de la SADC, de la COI, de l'UA... La
réunion comptera également la présence de représentants des quatre
mouvances d'après les explications. Le groupe écoutera ce que les
mouvances ont à dire.

Jean Ping, Président de la commission de l'UA a souligné l'importance
de la réunion de mardi.

La réunion de mardi fixera donc une nouvelle étape dans la médiation.
Les membres du GIC ont déjà entamé les consultations avec les
mouvances dès leur arrivée. Les quatre mouvances vont - elles de
nouveau se retrouver autours d'une table? Le discours de Rajoelina de
dimanche laissait supposer la reprise de la recherche de consensus,
mais la position de Rajoelina est selon son discours tributaire de la
réponse de la CI aux conditions qu'il a posé..

Des conditions qui ont étonné. Jean Ping a fait remarquer que dans
"une négociation, on ne pose pas de condition. On négocie d'abord et
puis on verra." Pour Fetison Andrianirina "Nous sommes étonnés que
l'autorité de fait fait en sorte que la CI se positionne avant la mise
en place des accords de Maputo. Il faut d'abord respecter Maputo".

Non-obstant des conditions posées par Rajoelina, il est donc accordé
que la sortie de crise repose sur les accords de Maputo. Les trois
mouvances avaient maintenu ce cap, des membres de la CI ont appelé à
leur respect, Rajoelina l'a reconnu dimanche.

Pour Fetison Andrianirina de la mouvance Ravalomanana "On a trop perdu
de temps. Finalement l'autorité de fait a reconnu que la seule issue
pour la crise est le respect et l'application des accords". Lui de
déplorer que la situation est prise comme un jeu pour certain qui une
fois accepte les accords, une autre fois les refuse".

Reste à voir donc si la concertation entre les quatre mouvances va
reprendre, si cette fois les accords seront respectées et si les
parties vont vraiment avancer vers un consensus. La crise pèse de plus
en plus sur le dos des Malagasy. A toujours vouloir se réserver
l'exclusivité de la transition, Rajoelina et la HAT n'ont pas fini de
faire galérer la population.

Rajoelina fait son cinéma

05 octobre 2009

Madagascar et le monde n'ont pas encore tout vu de la part de
Rajoelina. Après le coup d'Etat, les crises d'égo et les impairs qu'il
a commis, Rajoelina s'adonne maintenant au chantage en direct. Dans
une intervention sur la chaîne nationale ce dimanche, après des lignes
de justification pour dire qu'il n'est pas responsable du cours de la
situation, celui qui s'impose à la tête du pays a clairement fait
savoir qu'il n'appliquera la charte de Maputo que si la communauté
internationale lui donne des garanties selon lesquelles la communauté
internationale cessera les sanctions et reprendra les aides et les
financements pour le pays. Ce sera si et seulement si la CI lui
fournit ces garanties, à libeller sur papier, que Rajoelina pensera à
respecter les accords de Maputo (qu'il a signé et qu'il s'était engagé
à respecter). Tentative d'intimidation ou recherche d'échappatoire ?

Durant les plus de six mois durant les quels il s'est ordonné
président de la transition, Rajoelina a largement démontré une
capacité à embrouiller les esprits en mystifiant la réalité.

Rajoelina dans son discours veut faire croire au Malagasy qu'il peut
dicter à la communauté internationale ce qu'elle doit faire. Il fait
aussi dire qu'il veut continuer la médiation (malgré le fait qu'il a
rejeté toute concertation appelée par les trois autres mouvances après
Maputo II et les récentes annonces de ses partisans qui s'opposent à
la venue des médiateurs). La date de la déclaration a été bien
orchestrée étant donné que des informations annoncent l'arrivée de
membres du GIC ce lundi.... Rajoelina veut faire croire aux Malagasy
que c'est lui le chef mais fait également savoir à la CI qu'il est (re)
disposé à négocier.

Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que Madagascar est à un poil près
de croupir sous les sanctions internationales qui impliquent la
suspension des financements, un embargo économique et diplomatique
parce que la transition actuelle n'est pas reconnu. Sans un retour à
l'ordre constitutionnel, et ce dans une certaine échéance, les
sanctions vont peser. Et jusqu'à maintenant, le discours au niveau
international appelle à la poursuite des accords de Maputo et de la
médiation, soit d'avancer vers une transition consensuelle.

Rajoelina et sa HAT en persistant à poursuivre leur coup d'Etat sont
responsables de la crise actuelle et seront responsables des
conséquences dangereuses d'un blocus international si la situation ne
se résout pas. Celui qui a à perdre (et à perdre gros) c'est
Madagascar et non la communauté internationale.

Les réactions sur le discours de Rajoelina sont attendues. La
déclaration de Rajoelina aura au moins eu le mérite de lui faire
avouer qu'il n'a pas respecté les accords de Maputo et que l'intérêt
de la nation passe bien après sa fierté. Rajoelina a bien fait
comprendre dans son discours qu'il ne tiendra compte des accords que
s'il a "ses garanties". A traduire, il est prêt à faire subir au pays
(donc aux Malagasy) les sanctions.

jeudi 27 août 2009

Maputo II : entre chantage et conviction

(26 Aout 2009)

Les négociations de Maputo II vont et viennent au gré et à l’humeur dela mouvance Rajoelina. Les négociations ont une fois de plus étéinterrompues dans la nuit de mercredi suite au retrait de la mouvanceRajoelina de la table de rencontre. Les rencontres qui ont commencé mardi ne s’étaient terminées que vers1h du matin mercredi après trois suspensions, les discussionsn’avançant pas, la mouvance Rajoelina imposant aux mouvances de mettre Rajoelina à la tête de la transition sinon elle se retireraitdéfinitivement des négociations.

Les rencontres de mardi n’ont aboutià aucune décision « officielle » sur l’attribution du poste dePrésident de la transition.Le débat a repris là-dessus mercredi, la mouvance Rajoelina persistantdans sa position. Elle s’est retirée une fois de plus dans la nuit demercredi.

Dans une déclaration, la mouvance Ravalomanana a annoncé qu’elle atoujours donné son accord pour une sortie de crise pacifique par lavoie de la négociation et a réitéré son attachement au retour del’ordre constitutionnel et au respect des droits humains. La décisionde Marc Ravalomanana de ne pas participer à la transition n’enlève enrien sa qualité de Président élu démocratiquement et que par ce votedu peuple, la présidence de la transition devrait revenir à lamouvance Ravalomanana. Mais la mouvance respecte la charte de Maputoqui appelle à une transition neutre et inclusive, pacifique etconsensuelle aussi la mouvance est disposée à négocier avec Ratsiraka,Zafy Albert mais pas avec Rajoelina. Manandafy Rakotonirina interrogé par la presse a déclaré que la mouvance Ravalomanana reconnait Zafy Albert, elle reconnait RatsirakaDidier mais ne reconnaitra jamais Rajoelina.Accepter Rajoelina reviendrait pour la mouvance Ravalomanana àaccepter de légitimer un auteur de changement inconstitutionnel et lafera complice de l’acte.

Si la position de la mouvance Rajoelina est ferme, celle de la mouvance Ravalomanana est intransigeante. Pour la mouvance, un auteur de changement inconstitutionnel ne mérite pas d’être aligné sur un même pied d’égalité avec des chefs d’Etat élu démocratiquement, et il ne doit lui être octroyé un poste gouvernemental, particulièrementcelui de la présidence de la transition.

Dans leur déclaration, la communauté internationale a toujours fermement condamné le coup d’Etat survenu dans le pays. Reconnaitre àRajoelina la présidence de la transition lui fera prévaloir unelégitimité internationale, la reconnaissance qu’il a cherchée jusqu’alors.Lobbying, rapprochement, influence ont marqué Maputo II mercredi.

Entre autre, Marc Ravalomanana a reçu Monja Roindefo (mouvanceRajoelina) et Serge Radert (mouvance Albert Zafy) ; Alain Ramaroson,Ratsirahonana Norbert et Monja Roindefo (tous de la mouvanceRajoelina) ont approché Albert Zafy, Rajoelina l’a rencontré par lasuite… Les quatre chefs de file ont par ailleurs été invités àdéjeuner par le Président Mozambicain.

mercredi 26 août 2009

Staff members to Madagascar PM arrested in Maputo

AFP/File – Madagascar transitional leader Andry Rajoelina arrives to attend the second round of the negotiations …
1 hr 4 mins ago

MAPUTO (AFP) – Several members of the Madagascan prime minister's staff were arrested Wednesday in Mozambique on their way to talks aimed at ending Madagascar's political crisis, said police and sources close to the mediation.

"They were arrested because they entered the country with arms without permission," said Pedro Cossa, Mozambique's national police spokesman.

Cossa said he could not say how many people were detained but said all were being held in Maputo.

Prime Minister Monja Roindefo's secretary, bodyguards and aide-de-camp for the Maputo talks were among the detainees, said a member of the delegation.

The detainees who numbered either four or five arrived in Mozambique earlier Wednesday, said a source close to the mediation.

Mozambique is playing host this week to power-sharing talks between Madagascar's top power-brokers, who agreed earlier this month to name a transitional government to return the country to constitutional rule.

The prime minister arrived here Monday with the delegation of Andry Rajoelina, the current leader of the Indian Ocean island.

Madagascar was thrown into crisis in March when Rajoelina, the former mayor of the capital Antananarivo, ousted president Marc Ravalomanana with military backing following weeks of violent protests.

http://news.yahoo.com/s/afp/20090826/wl_africa_afp/mozambiquemadagascardiplomacyarrest
Traduction automatique :

Les membres du Staff du PM de Madagascar arrêtés à Maputo

Plusieurs membres du personnel du premier ministre malgache a été arrêté mercredi au Mozambique sur la voie de négociations visant à mettre fin à la crise politique à Madagascar, selon la police et des sources proches de la médiation. "Ils ont été arrêtés parce qu'ils entré au pays avec des armes sans autorisation", a déclaré Pedro Cossa, porte-parole de la police nationale du Mozambique.

Cossa dit qu'il ne pouvait dire combien de personnes ont été arrêtées, mais dit que tous étaient détenus à Maputo. Secrétaire du Premier ministre Monja Roindefo, les gardes du corps et aide de camp pour les pourparlers de Maputo ont été parmi les détenus, a déclaré un membre de la délégation. Les détenus qui comptait quatre ou cinq sont arrivés au Mozambique plus tôt mercredi, a indiqué une source proche de la médiation.

Le Mozambique est l'hôte cette semaine de pourparlers de partage du pouvoir entre le pouvoir Haut de Madagascar-brokers, qui ont accepté plus tôt ce mois-ci à nommer un gouvernement de transition pour le retour du pays à l'ordre constitutionnel. Le Premier ministre est arrivé lundi avec la délégation de Andry Rajoelina, l'actuel chef de l'île de l'océan Indien.

Madagascar a été jeté dans une crise en Mars quand Rajoelina, l'ancien maire de la capitale Antananarivo, a renversé le président Marc Ravalomanana avec le soutien militaire après des semaines de manifestations violentes.

Deuxième Round : intérêt général contre calcul politique

(24 Aout2009)

Les délégations des quatre mouvances sont arrivées à Maputo.

L’avion qui a emmené les délégations a quitté le pays en début de soirée lundipour rejoindre la capitale mozambicaine où se tiendra à partir demardi le second tour de la rencontre organisée par l’équipe conjointede médiation dirigée par Joaquim Chissano.

La délégation de la mouvance Ravalomanana a enregistré des changementsmajeurs dans sa composition. Manandafy Rakotonirina (PremierMinistre), Ihanta Randriamandranto (leader du mouvement des femmeslégalistes) et Raharinaivo Andrianatoandro (député, leader dumouvement légaliste) figurent parmi la délégation. Ces personnes, détenus par la HAT ont obtenu une libération provisoire après signature d’une lettre d’engagement. Signature relevée par la mouvance Ravalomanana comme étant une violation aux accords de Maputo parce que ces accords stipulaient la libération immédiate et sansconditions des détenus politiques ainsi que la cessation despoursuites à l’encontre de ces détenus.

La ministre de la justice dela HAT a martelé à Ivato que ce n’est qu’une liberté provisoire et queles poursuites continuent.Manandafy Rakotonirina n’a été libéré que lundi matin si sa libérationétait attendue dimanche, questions de procédures d’après lesexplications. Poursuites ou pas, Manandafy Rakotonirina est prêt pourMaputo II. « je ne suis pas un magistrat, demandez aux magistrats lesquestions de poursuites » a t –il déclaré au départ d’Ivato. Larencontre est la priorité du Premier Ministre d’après ses déclarationsà la presse.

Les mouvances ont, comme au départ de Maputo I, manifestées leurvolonté et leur motivation pour Maputo II. Zafy Albert d’espérer qu’iln’y aura plus d’obstacle pour la recherche de consensus. « Chacune desparties a ses propositions, on verra tout cela là – bas…notre objectifest la mise en place d’une transition de transition ».Pour Azaly Ben Marofo de la mouvance Ratsiraka, Maputo II n’est pasl’espoir des mouvances mais de la population malagasy toute entière. «Espérons que cette rencontre est la dernière et que la populationretrouve la paix ».

La rencontre a pour objet la « répartition de responsabilité » et non la « répartition d’intérêt » a souligné Fetison Rakoto Andrianirina,qui conduit la délégation de la mouvance Ravalomanana. MonsieurAndrianirina espère ramener jeudi une solution consensuelle pourl’intérêt général.

« Il n’y a pas de calcul pour Maputo II » a souligné Manandafy Rakotonirina.

De petits calculs, la mouvance Rajoelina en a fait. Avant de partir,Rajoelina a expliqué la nouvelle composition de sa délégation qui voit maintenant la participation de Monja Roindefo, son Premier Ministre,et Alain Ramaroson, un membre de la HAT qui n’a pas été présent durant Maputo I. Selon Rajoelina, il y aura des changements du côté de la primature après cette rencontre voilà pourquoi Monja Roindefo est présent pour être le porte parole de son gouvernement. Quand auxmembres de la HAT, ils vont faire partie du conseil supérieur de la transition à la suite de la répartition de place donc il leur faut également un porte parole.

Après Maputo I, la mouvance Rajoelina et ses partisans ont réclamé une majorité dans la nouvelle transition allant même jusqu’à réclamé le maintien de tous les différents membresde la HAT. Rajoelina avait avancé qu’il est impensable qu’il ne soit pas le président de la nouvelle transition, et sa déclaration avant le grand départ à Ivato suppose encore qu’il garde cette tendance « AndryRajoelina ni le Premier Ministre ne pourront pas travailler avec des personnes qui veulent causer des troubles ».

Maputo II part sur la base que rien n’est encore établi, aucune place n’a encore été attribuée, le consensus est encore à trouver. Mais la composition et le nombre des participants à cette rencontre supposentdes discussions laborieuses.

Plus de 60 personnes sont parties pourMaputo II.

lundi 24 août 2009

Des comptes à rendre

(21 Aout 2009)

Ralitera Andrianandraina est toujours en prison. Vendredi, il a été interrogé pour une enquête de fond au tribunal. Après près de trois heures d’audition, il a été ramené à Tsiafahy. Le colonel Ralitera aété arrêté au niveau de la HCC par des militaires le 27 avril, il était alors le directeur de sécurité de la HCC.Sa femme, Ihanta Randriamandranto, leader du mouvement des femmeslégalistes, arrêtée le 29 avril et qui a obtenue lundi dernier une libération provisoire après signature d’une lettre d’engagement, aannoncé qu’ils vont aussi demander la libération provisoire de sonépoux.

Ralitera Andrianandraina figure dans la liste exhaustive de prisonniers politiques avancée par la mouvance Ravalomanana, prisonniers qui selon la mouvance doivent être libérés immédiatement et sans conditions selon l’accord signé à Maputo.

Libération qui n’est pas effective près de deux semaines après Maputo. L’arrivée del’équipe de médiation donnera le ton sur la mise en œuvre des accords signés. Joacquim Chissano accompagné de Ablasse Ouedraogo sont arrivésvendredi. D’après les informations, ils ont tout de suite commencé les rencontres, ils auraient rencontré le responsable de l’Etat Major.

Joacquim Chissano répondant aux questions de journalistes a déclaréque l’article qui pose problème aux forces armées malagasy n’a pas besoin d’être retiré de la charte, mais il y a une façon de le mettre en œuvre. Des membres de l’armée s’étaient opposés à l’article 22 surla mise en place du CRDN ou comité de réflexion sur la défense nationale, les griefs se portent sur la manière de désigner lesmembres du comité.

L’équipe de médiation va rencontrer les mouvances et les forces vives durant leur visite pour faire un rapport sur Maputo I. Selon Jean Eric Rakotoarisoa, consultant du GIC durant les médiations,il s’agit de la poursuite des actions de médiation, le GIC ayant le rôle d’accompagner les mouvances dans la mise en œuvre des accords deMaputo. Des accords qui n’ont pas été imposés par le GIC mais des accords qui sont le fruit des négociations menées depuis plusieurs mois maintenant a poursuivi le constitutionnaliste.

Un commentaire quicoupe court aux désapprobations de plusieurs politiciens qui refusentl’intervention de personnes « étrangères » dans les affaires malagasy. Tout le monde a pu constater que les solutions malgacho malgache n’ont pas pu aboutir d’où l’appel à la médiation internationale a commenté Jean Eric Rakotoarisoa.

La visite de l’équipe de médiation cette fin de semaine est également pour préparer Maputo II qui se tiendra du 25 au 27 aout prochain.

dimanche 23 août 2009

Chacun ses intérêts

(20 Aout 2009)

Les médiateurs arriveront dans le pays vendredi. Les médiateurs,dirigés par Joacquim Chissano rencontreront les quatre mouvances pourfaire un tour sur l’après – maputo I avant de la réunion de Maputo II,prévue en début de la semaine prochaine. L’application des accordssera au cœur de ce passage des médiateurs.Beaucoup attendent de cette visite un éclaircissement de la situationmais également un « rappel à l’ordre » de la part des médiateurs.

Les interprétations et déclarations faites depuis l’arrivée des délégations malagasy de Maputo ont généré des troubles sur la valeur des accords signés. Dans leur médiation, Joacquim Chissano et le GIC ont toujours avancéla primauté de l’intérêt supérieur du pays dans la résolution de lacrise. Et les accords, charte et textes de Maputo rappelait ce principe, « dans un esprit de réconciliation et avec la volonté de placer l’intérêt supérieur de la nation au dessus des intérêtsparticuliers ».

Mais certains y voient dans cette médiation d’autres intérêts surtout pour la deuxième phase de Maputo. La résolution de la crise n’est pasà l’unanimité la motivation première de ceux qui vont participer àcette rencontre. Il y en a qui y vont pour protéger leur place, leur siège. A Madagascar, des politiciens ont fait leur spécialité la miseen œuvre d’un coup d’Etat. Des personnes qui sont maintenant autoursde Rajoelina selon Victor Wing du HDM (partisan de Rajoelina). Le sortde la population n’est pas leur premier souci.

Les mouvances s’étaient engagées à respecter les termes des accords. L’équipe conjointe de médiation accompagne le pays et les mouvances etest garant de la mise en œuvre des accords, intérêt du passage deJoacquim Chissano et ses médiateurs.

Maputo II : dans un environnement précaire

(19 Aout 2009)

Les réactions de l’après - Maputo I se succèdent et se ressemblentpour les partisans de la HAT : des manifestations de soutien à la HATet à Rajoelina, des « réclamations » pour une majorité de HATiste auniveau de la nouvelle transition, mercredi, les chefs de région désignés par la HAT ont même réclamé le maintien de la HAT avecrajout, d’autres personnes des autres mouvances. Des efforts au stylepropagandistes à l’approche de l’arrivée des médiateurs internationauxet la reprise de la rencontre à Maputo.

Il va être difficile d’aborder la deuxième rencontre de Maputo si la première n’est pas respectée selon la mouvance Ravalomanana. Depuis le retour des délégations le 09 aout, les partisans de la HAT ontremis en cause les accords signés. Manoro Régis, de la mouvance Zafy Albert a rappelé que le mot d’ordreest « consensus ».

Les accords de Maputo I ont été pris d’une manière consensuelle. Lesquatre mouvances s’étaient concertées durant des jours. L’on peut imaginer la tournure des débats durant les rencontres de Maputo I.Mais au final, les quatre chefs de mouvances ont signé les mêmes accords, des accords qu’ils ont pour ainsi dire formulés ensemble etqu’ils ont accepté de signer de plein gré. Mais le consensus n’a duré que quelques heures seulement, puisqu’arrivée au pays, une desmouvances a remis en question les accords. Maputo II est ainsi hypothéqué par la non effectivité de Maputo I.

Que se passerait – il si durant Maputo II, les mouvances s’entendent sur les personnes qui vont composer la nouvelle transition etqu’arrivée au pays, une des mouvances reprend l’entente?

Le passage des médiateurs dans le pays pour quelques jours permettraient peut être d’éclairer la situation. Ils vont rencontrerles mouvances à Madagascar avant le fameux Maputo II.

Joie….en réserve

(18 Aout 2009)

Les familles des quatre parlementaires de Vakinankaratra n’ont pascaché leurs joies au sortir des parlementaires de la prisond’Antanimora. Lanto Rabenatoandro, Henri Randrianjatovo, MamisoaRakotomandimby et Raymond Rakotozandry ont quitté la maison carcéraleoù ils ont été détenus près de quatre mois. A leur sorti, lesparlementaires n’ont pas manqué de remercier Dieu et les légalistesqui se sont mobilisés durant les manifestations.

Les quatre parlementaires ont été arrêtés le 23 avril, entre autre accusé d’atteinte à la sureté et d’avoir payé des perturbateurs. Leverdict du tribunal est tombé mardi matin, un an de sursis. Un desavocats des parlementaires a déclaré qu’ils vont faire appel de ladécision du tribunal.Malgré leur soulagement de voir leurs maris sortis de la prison, lesépouses des parlementaires ne sont pas non plus satisfaites de ladécision Ils n’ont pas fait ce dont on les accuse, nos maris sontinnocents ont – elles clamé.La libération des légalistes ces derniers jours est une joie à demi –teinte pour les légalistes, et pour la délégation de la mouvanceRavalomanana.

La remise en liberté est jusqu’ici toujours conditionnée. Les détenus ont été libérés après signature d’unengagement, libérés provisoirement (donc que les poursuites sonttoujours en cours) ou libérés mais en sursis (donc toujours sous lacoupe d’un emprisonnement si jamais d’autres faits sont retenus contreeux par la suite)…sans ces conditions, ils n’auront pas été libérés.Tel est le cas de Manandafy Rakotonirina, Premier Ministre désigné parRavalomanana, encore détenu à Mantasoa. Il n’a pas voulu signé lafameuse lettre d’engagement réclamée par la HAT.Selon la ministre de justice de Rajoelina, il ne sortira qu’aprèscette signature.

La mouvance Ravalomanana, elle insiste sur le faitque l’accord a été signé par les quatre chefs de file, il ne devraitplus y avoir de conditions ou de clauses pour leur libération. Les conditions actuelles sont anti – démocratiques, illégales et contraireà l’esprit même de Maputo selon un mémorandum envoyé par la mouvanceau GIC.

Les médiateurs devraient encore passer à Madagascar avant la prochainerencontre à Maputo d’après les informations.
(17 Aout 2009)

Ihanta Randriamandranto, leader du mouvement des femmes légalistes aété libérée lundi. D’après Rakotoamboa Jean Noel, président du partiTEZA et membre de la mouvance Ravalomanana, madame Randriamandranto aquitté la prison des femmes de Manjakandriana lundi tard dans lasoirée.Arrêtée le 29 avril avec le Premier Ministre Manandafy Rakotonirina etquelques militaires, Ihanta Randriamandranto a été détenue àManjakandriana après son déferrement au parquet le 01 mai 2009. Elleaura été ainsi détenue plus de trois mois.

Mais IhantaRandriamandranto n’est que remise en liberté provisoire. Une liberté que ne conçoit pas la mouvance Ravalomanana.La mouvance Rajoelina est en train d’interpréter à son gré les accordsde Maputo ont fustigé les Rakotoamboa et Fetison Rakoto Andrianirina.Dans les accords de Maputo, il n’a jamais été question d’une libertéprovisoire mais d’une liberté immédiate et la cessation des poursuitesen cours des détenus politiques.

Que chacune des mouvances respectent les accords qui ont été signés ont appelé les membres de la mouvanceRavalomanana.Par ailleurs, pour obtenir cette liberté provisoire, IhantaRandriamandranto a du signer une lettre d’engagement. « La liberté de ces personnes ne doit pas être conditionnée ». Ihanta Randriamandranto n’est pas la seule à qui il a été demandé de faire cette lettred’engagement, cela fut le cas pour le député Raharinaivo et troisautres personnes, qui, après signature ont été libérés vendredi.

Manandafy Rakotonirina, encore sous résidence surveillé à Mantasoa, siil veut aussi obtenir une liberté provisoire, devra aussi signerpareille lettre. Une condition qu’il n’a pas accepté jusqu’àmaintenant.Rakotoamboa Jean Noel voit des manœuvres infâmes derrière ces libérations sous conditions.Maputo II devra s’ouvrir d’ici quelques jours, l’exécution des accords de Maputo I y sera sans nul doute abordée. Par la libération de cesdétenus, la mouvance Rajoelina pourra prétendre qu’elle a exécuté lesaccords. D’après des opinions qui s’élèvent au niveau des partisans dela légalité, ce qui se passe actuellement est un chantage politique.Les détenus sont pris en otage.

Ils sont libéré physiquement mais pas vis-à-vis du tribunal, une façon de les tenir sous la coupe de ceuxqui détiennent « le pouvoir » (la force). Des partisans de la légalitéde se demander ce qui pourrait se passer après Maputo II si celui – cin’est pas à l’image de celui réclamé par la mouvance Rajoelina.Maputo II abordera la question sur la « répartition des places » auniveau des institutions de la transition. Les partisans de la mouvanceRajoelina, ont émis plusieurs « réclamations » dont entre autres: Rajoelina devra être le Président et Monja Roindefo le PremierMinistre de la transition.

Vendredi, au cours d’une émission interview sur la chaîne nationale, Rajoelina lui-même a suggéré qu’il est déjàcelui qui préside la transition. Rajoelina de déclarer que selon la lecture du communiqué du GIC la désignation du Président de latransition n’est pas consensuelle, lui de poursuivre qu’il estimpensable qu’il ne soit pas celui qui dirigera la transition. Pour leGIC pourtant, personne n’a encore été désignée Président de la transition, (et dans la charte, la place pour écrire le nom duPrésident de la transition est encore vide) Edem Kodjo l’a confirmé aucours d’une visite éclaire la semaine dernière.

La mouvance Rajoelina d’ajouter d’autres « griefs » sur la répartition des places, selon lesquels la mouvance doit être majoritaire dans la transition, que lesmembres actuels de la HAT soient tous maintenus….Maputo II réserve ainsi de grandes surprises au vu de l’après MaputoI. Du côté de la mouvance Ravalomanana, une lettre a déjà été envoyée au GIC sur le non respect des accords de Maputo. Concernant lesdétenus politiques, outre Manandafy Rakotonirina, il faut noter queplusieurs autres personnes affiliées à la manifestation légaliste sontencore détenus par la HAT dont les quatre parlementaires deVakinankaratra et des militaires.

jeudi 13 août 2009

Qui a les mains propres ?

(11 Aout 2009)

Des interprétations, beaucoup se font autour des textes signés àMaputo. Mais le message lancé par Edem Kodjo, un membre de lamédiation est clair, il n’y a pas à interpréter, il faut exécuter.Mais le débat risque encore de durer et les accords soumis àtraduction, à divagation, à déformation ou désinformation...Ce sont les questions relatives au cas de Marc Ravalomanana qui fontl’objet de polémique (comme par hasard).

Marc Ravalomanana ne pourrapas revenir, il a été empêché de revenir au pays, il n’est pasamnistié… Concernant ce dernier point, la mouvance Ravalomananad’expliquer que le cas de Ravalomanana a été traité au terme d’unaccord particulier, et qu’il n’est pas touché par l’amnistie. Pour ces détraqueurs, un article sur l’amnistie empêchera son retour même si les condamnations contre lui ont été annulées.

« Article 14 : sont exclus de l’amnistie les crimes contre l’humanité,les crimes de guerre, les crimes de génocide, et les violations gravesdes droits de l’homme », quid du 07 février selon la mouvanceRajoelina sur la chaine nationale. Et elle d’’insister que lapopulation ne saura laisser impuni les responsables du 07 février(sous entendu…). Jusqu’ici, il n’a jamais été établi à qui incombe la responsabilitédes évènements du 07 février, évènements que ne cessent de ressasserdes membres de la HAT pour justifier pour certains d’entre eux uneopposition au retour de Ravalomanana.

Durant leurs manifestations, les légalistes avaient quand à eux déclaré que Rajoelina et « ses collègues » sont responsables du 07 février en emmenant une fouleprendre de force un palais classé zone rouge.Une enquête internationale indépendante a été demandée par MarcRavalomanana concernant ces évènements et de ouï-dire, il aurait étéc onvenu à Maputo la mise en place d’une commission d’enquêteinternationale indépendante sur le 07 février, le 26 janvier et lesautres vols. En effet, il n’y a pas seulement que le 07 février qui avu mort d’homme en 2009.

Par ailleurs, cet article 14 de l’accord politique de Maputo ne dispose d’aucune façon que les crimes qui sont exclus de l’amnistie sont ceux commis seulement durant les évènements 2009.

La mouvance Ratsiraka a haussé le ton sur la chaine nationale en déclarant que ce qui a été fait à Maputo est né d’une volontépolitique commune des quatre chefs de file de sortir de la criseactuelle, si les mouvances débitent sur le juridisme, la sortie est loin.

Ce que les malagasy doivent comprendre c’est que les politiciens se sont pardonnés pour que la vie du pays reprenne, et rien de plus.

Randriamiarisoa Joseph de la mouvance Zafy Albert de commenter qu’ils sont étonné par le fait que certains cherchent à polémiquer sur les accords, les textes sont clairs, les mots biens pesés, toute autre interprétation n’est que volonté à créer des troubles dans le pays,troubles que les malagasy cherchent à mettre fin.

Coexistence… unilatérale

(13 Aout 2009)

La mouvance Zafy Albert se trouve perdu face aux différentes déclarations de partis, associations ou forces qui spéculent déjà sur la composition des institutions de la transition et qui s’opposent à certains articles des textes signés à Maputo. Jeudi, Organès Andriamihantarizaka, ministre de la sécurité intérieure de la HAT a annoncé que Rajoelina devra être Président de la transition et Monja Roindefo Premier Ministre et que le retour de Ravalomanana ne doit pas se faire durant la transition. Une déclaration qui lui a été soufflée ?

Le communiqué de Organès ressemble en effet trait pour trait aux déclaration émises par les politiciens partisans de Rajoelina. Mercredi, les forces du changement, regroupant des formations politiques de la mouvance Rajoelina ont déclaré qu’elles devraient être majoritaire dans la nouvelle transition. Voninahitsy Jean Eugène, membre de la délégation à Maputo d’avancer par ailleurs que s’ils (la HAT et ses formations) n’obtiennent pas gain de cause dans tout ce qu’ils revendiquent (majorité dans la transition, Rajoelina Président de la transition, Monja Roindefo Premier Ministre, non retour de Ravalomanana…), ils devraient quitter la table de négociation (Maputo II) et leur position reviendrait à celle d’avant Maputo I.

Après leur signature, les textes de Maputo n’ont cessé d’être remis en cause par des membres de la mouvance Rajoelina. Des déclarations face à la presse sont effectuées presque chaque jour, des déclarations aux cours des quelles des membres de la délégation de la mouvance qui étaient à Maputo participent. Ceux qui ont signé les textes de Maputo sont des adultes et l’on fait de leur plein gré. Ce qui est étonnant a déclaré un membre de la mouvance Zafy Albert, c’est que ce sont maintenant les membres de la mouvance Rajoelina et ses partisans qui critiquent et contestent les textes que Rajoelina a signé.

Il faut quand même dire que dans les déclarations qu’ils font, les partisans de Rajoelina écartent à chaque fois celui – ci des critiques qu’ils émettent, logique oblige. La mouvance Zafy Albert insiste sur le fait que tout sera concerté et inclusif, il ne faut pas anticiper sur qui sera et ne sera pas dans la transition. La population a besoin maintenant d’être apaiser, toute anticipation ne sera que créée encore des troubles et des distorsions au niveau de la population. Les accords ou chartes de Maputo (peu importe leurs appellations) ont été signés mais sont loin d’être exécutés, ou respectés, mais pas par les autres.

Si suite à Maputo, les légalistes ont arrêté leur rassemblement et avec cela les déclarations et appels politiques, d’un côté, les déclarations des partisans de Rajoelina se font plus virulentes de jour en jour, la situation des prisonniers politique n’est pas encore régularisée (aucun n’est sorti de leur lieu de détention, pourtant leur libération immédiate est réclamée par les accords)….

Charte des valeurs de Maputo : « Nous les quatre chefs de file….décidons…. de nous engager à respecter ….et à promouvoir….notamment… : 3- le respect de la parole donnée »