samedi 26 septembre 2009

LE PRÉSIDENT MALGACHE RAJOELINA PRIVÉ DE PAROLE

Objet : Communiqué officiel de l'ONU sur la censure du PHAT

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale
Soixante-quatrième session
7e et 8e séances plénières - matin & après-midi


ASSEMBLÉE: LE PRÉSIDENT MALGACHE PRIVÉ DE PAROLE À UN DÉBAT QUI CONTINUE D’ÊTRE MARQUÉ PAR LES TENSIONS RÉGIONALES ET LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES


Le débat général de l’Assemblée générale, qui a continué d’être dominé par les tensions régionales et la lutte contre les changements climatiques, a été interrompu pendant plusieurs minutes aujourd’hui par une discussion sur l’opportunité de laisser monter à la tribune le Président de la Haute Autorité de la Transition du Madagascar, Andry Nirina Rajoelina.


Les délégations ont suivi la motion d’ordre de la République démocratique du Congo (RDC) qui, au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a nié au Président malgache le droit de s’exprimer. La contre-proposition du Président de l’Assemblée générale a donc été rejetée par 23 voix contre, 4 voix pour et 6 abstentions; la très grande majorité des États Membres ayant choisi de ne pas participer au vote.


La SADC considère la prise de pouvoir de M. Rajoelina comme un coup d’État et réclame le retour à l’ordre constitutionnel. Le nouveau Président tient son pouvoir d’un directoire militaire qui le lui a remis après le départ forcé, le 17 mars dernier, du Président Marc Ravalomanana, pourtant réélu en 2006.

Lien du site ONU pour ce communiqué: http//www.un.org/News/fr-press/docs/2009/AG10863.doc.htm

lundi 21 septembre 2009

Communiqué de GTT international: Lettre ouverte au Secrétaire Général de l'ONU et aux Etats membres de l'ONU

Depuis plus de sept mois, la République de Madagascar est entrée dans une crise politique grave et le nombre de victimes s'intensifie chaque jour. La population malgache manifeste dans toute l'île, par centaine de milliers, et quotidiennement pour montrer sa volonté de voir le retour de la légalité constitutionnelle et précisément, l'application des accords signés de Maputo, pour la formation d'un gouvernement consensuel et inclusif de transition, conformément aux recommandations du Groupe International de Contacts et de la Communauté Internationale malgré les intimidations, la censure, la répression violente, les enlèvements et les arrestations.

Le régime du putschiste Rajoelina continue de défier toute la communauté internationale et s'engage dans une voie unilatérale aggavant ainsi la situation du pays.

Nous avons salué l'indignation et la condamnation du régime putschiste par la Communauté Internationale, plusieurs pays d'Europe, d'Afrique et des Etats Unis.

Nous avons constaté les efforts des organisations internationales qui ont condamné et ont su éviter toute forme de légalisation du régime putschiste, notamment ce régime n'a jamais été admis dans les réunions de l'Union Africaine, de la SADC, de l'OIF et de la COMESA.

Nous regrettons que l'ONU, pourtant garant de l'application des conventions internationales, continue par « erreur administrative » d'émettre des invitations au régime putschiste de Rajoelina. L'invitation de ce jour de Rajoelina en temps que Chef d'Etat à l'Assemblée Générale des Nations Unies porte atteinte aux efforts de la Communauté Internationale et enterrine une forme de légalisation des pustchistes. Cette action compromet gravement les efforts du Groupe International de Contact et de l'ensemble de la Communauté Internationale.

En guise de solidarité avec le peuple Malagasy et avec l'ensemble de la Communauté internationale, nous demandons au Secrétaire Général de l'ONU et aux pays membres de l'ONU de :

1. Refuser la présence de la délégation Rajoelina dans toutes les réunions

2. L'application de sanctions fermes pour les instigateurs du Putsch.

3. Le refus systématique des demandes de visas des instigateurs du coup d'Etat et des membres de la HAT


Par ailleurs, nous nous inquiétons sérieusement pour la sécurité des habitants, des élus de la majorité, des personalités politiques. Les scènes de violence se répètent. Des cas de tortures ont été rapportés. Les médias sont muselés. Les interdictions de sortir du territoire pleuvent. Nous sommes scandalisés par la manière dont l'équipe de Andry Rajoelina fait fi des règles constitutionnelles les plus élémentaires, paralysant les structures et entraînant l'anarchie dans la capitale et dans le pays tout entier.


Nous implorons des actions immédiates pour faire cesser toutes ces barbaries avant que cela s'envenime davantage et fasse des milliers de victimes.

Gtt international

Marc Ravalomanana : "On court vers la catastrophe socio-économique et humain"

21 septembre 2009

Il faut avouer que Marc Ravalomanana a beaucoup œuvré dans le concert des nations pour que Madagascar soit connu et ait sa place dans toutes les institutions internationales et soit présent dans tous les continents. Il faut aussi admettre que sous son mandat, la croissance était au rendez-vous.

Des observateurs internationaux, notamment des journalistes, femmes et hommes des médias internationaux, ont même trouvé que le pays a commencé son décollage économique et que le problème qu’il fallait résoudre était la redistribution des richesses. Marc Ravalomanana a bien voulu répondre à nos questions.

Interview.
1) Ayant beaucoup développé la coopération internationale, pouvez-vous apporter des précisions sur les conséquences économiques d’un refus de Madagascar à adopter une démarche consensuelle ?

"Premièrement, j’adresse mes félicitations à votre journal et à vous même pour votre courage en ces temps troubles de vouloir donner le maximum d’informations justes aux citoyens. Ensuite, je vous remercie pour votre appréciation de mes actions internationales.
C’est vrai que j’ai beaucoup œuvré pour mettre Madagascar à la place qu’elle mérite dans le concert des Nations et en l’espace de sept ans, j’ai parcouru des milliers de kilomètres pour promouvoir l’image du pays et trouver toutes les voies et les moyens de le développer, notamment sur le plan des infrastructures, de l’amélioration de la condition de vie des malgaches. Depuis 2003, Madagascar fait partie des pays à développement humain moyen (IDH>0,5) suite à l’amélioration des indicateurs de Santé et de l’Education de la population (espérance de vie, alphabétisation, scolarisation et revenus par habitant).
S’agissant de la lutte contre la pauvreté, l’appui du PNUD par exemple, a eu des incidences sur l’élaboration de politiques sectorielles (emploi, PME, artisanat, industrie, commerce), la stratégie nationale de micro finance, la mise à jour du Programme national d’appui au secteur privé et du diagnostic du processus d’industrialisation rurale.
En partenariat avec la FAO, le BIT, le FENU et l’ONUDI et avec le secteur privé, plus de 40 000 emplois ont été créés en 2005 et 2006 dans des domaines très variés (soie, fruits et légumes, gemmologie, élevage, mécanique, maçonnerie). À cela, il convient d’ajouter les résultats en matière d’alphabétisation et d’insertion sociale et professionnelle des analphabètes, en collaboration avec l’UNESCO.
Dans le domaine de l’investissement, l’initiative Growing Sustainable Business a permis d’intéresser le secteur privé à la lutte contre la pauvreté, et de fournir un appui à la mise en place du Conseil pour le développement économique de Madagascar destiné à faciliter l’investissement.
Et les exemples que je vous donne là ne sont pas exhaustifs. Maintenant, pour répondre à votre question, je viens d’apprendre que la présence de Madagascar n’est pas souhaitable aux réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale en Turquie et que 1’euro vaut 3000 Ariary.
C’est bien dommage car tous les efforts faits en sept ans pour asseoir cette image de pays respectable et digne de confiance tombent à l’eau. Car il ne faut pas se voiler la face, la non invitation à ce genre de réunion signifie que le pays est rangé dans la catégorie des pays non fréquentables avec des dirigeants indésirables et qualifiés de "persona non grata".
Ensuite être écarté de la réunion du F M I signifie l’arrêt des financements extérieurs, aucun organisme de financement légal et normal au monde n’accorde son financement sans l’aval du FMI. Or le budget de Madagascar est composé à plus de 80 pour cent du financement extérieur.
Concernant les effets néfastes de la crise, laissez-moi en premier lieu reprendre certaines analyses récentes de personnes et d’organismes très qualifiés :
* Mme Krystyna Bednarska, Chef du Programme Alimentaire des Nations Unies (PAM) a expliqué déjà au 20 mars 2009 que les pertes d’emplois du fait de la crise politique risquent de précipiter les pauvres et les classes moyennes basses dans la misère. Quant aux plus démunis, qui sont estimés à plus de 500.000, ils ne peuvent même pas s’offrir les denrées de première nécessité à cause de la crise en cours. Cela est en train de se vérifier, aujourd’hui plus de 400 entreprises ont déjà fermé.
* Rien que dans le secteur tourisme, la baisse de l’activité a entraîné un déficit de l’ordre de 390 millions de dollars américains, et près de 25.000 métiers sont sérieusement menacés, selon le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA).
* Enfin, le porte-parole de la société civile, Monsieur Roland Razafindramanitra, a livré ses propres évaluations, le lundi 3 août à la Résidence Ankerana. Se référant aux données chiffrées du ministère de l’Economie du mois de mai 2009, la société civile a répertorié au total 15 000 pertes d’emplois en raison de la crise. Se fondant sur les enquêtes effectuées par les groupements professionnels comme le GEM et le FIVMPAMA, elle établit 3 700 pertes d’emplois directs dans le commerce et le service. 153 entreprises, 55 établissements hôteliers et 51 entreprises en zone franche, relève-t-elle, ont dû avoir recours au chômage technique ; réduisant ainsi 2041 personnes, dont 823 dans le secteur tourisme, au chômage technique.
Selon ce Monsieur, la crise perdure, c’est le KO pour le monde des affaires et le chaos social. Un crime que la société civile ne peut laisser faire. Moi je dis qu’il a raison.
Personnellement, j’estime le nombre de travailleurs qui vont perdre leur emploi entre 150 000 et 200 000 ce qui signifie globalement qu’entre 750 000 et 1 000 000 de personnes vont se retrouver complètement démunies rien qu’à Antananarivo, car rien qu’avec l’AGOA, 70 000 emplois sont, à ce jour, déjà perdus.
Pour synthétiser sur ce point j’aimerais rappeler que lors de l’élaboration du budget 2009, notre prévision de taux de croissance était de 7,5 et maintenant la prévision à la fin du premier semestre 2009 est de 2,2. En matière de balance de paiement en 2008 fin du premier semestre nous avions plus de 66 millions de DTS, maintenant à la même époque nous avons un déficit de moins 177 millions de DTS.
Donc on va, je dirais même, on court vers la catastrophe socio-économique et humaine ".

2)Outre les emplois directs et indirects, pouvez-vous évaluer les conséquences sociales sur les bénéficiaires des programmes tels le PSI ou la lutte contre le SIDA et les MST ?

C’est très simple, vous savez, quand vous ne travaillez pas, vous ne pouvez pas vous nourrir convenablement et votre corps devient facilement vulnérable. Ensuite comme tout le monde le sait, l’oisiveté est la mère de tous les vices. La question est maintenant de savoir si les subventions reçues pour ces programmes sont catégorisées dans les aides humanitaires. Je ne pense pas car la lutte contre les fléaux sanitaires tels que le sida, la malaria relève plutôt d’un programme de gouvernement. Par ailleurs, il n’y a pas que le chômage, mais il y a d’autres facteurs générés par cette crise qui vont contribuer à l’augmentation des risques de prolifération de ces terribles maladies, il en est ainsi de la gabegie instaurée par le pouvoir putschiste, de l’indiscipline qui est devenue le mode de vie et de pensée pour beaucoup de gens. Les risques sont tellement incommensurables qu’il est hasardeux de faire une quelconque évaluation fiable qui sera démentie par une aggravation de la situation demain. C’est malheureux, mais je répète encore on court vers une catastrophe socio-économique et humaine

3) On dit ici que vous êtes victime de vos propres proches collaborateurs qui vous ont induit en erreur. Lequel ou lesquels parmi eux ont été contre vos projets d’amnistie ou de réconciliation ?

Non, je ne suis pas victime, c’est le peuple malgache qui est victime des agissements malsains de ces gens qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels. Et quitte à renier tout sens de l’éthique, ils sont capables de faire des pactes même avec le diable.
L’amnistie et la réconciliation nationale, je les ai déjà proposées lors d’un discours à Antsiranana. C’était lors de la première législature. Tout est clair non ? "


4) Quand à un moment donné vous accusiez directement la France d’être votre détracteur sinon d’avoir appuyé les putschistes, aviez- vous des preuves ou du moins des indices probants ?

"Il ne faut plus infantiliser le peuple malgache. Il est capable d’analyser les faits qui se passent actuellement dans son pays. Et en outre, il ne faut pas oublier que Madagascar est le pays où il y a la plus forte congrégation française en Afrique subsaharienne avec tout ce que cela suppose et engendre. Et savez-vous pour se détendre un peu que même en anglais on dit coup d’état" ?


5) Quel est le message que vous voulez adresser aux partisans des trois mouvances qui s’opposent à l’initiative unilatérale de Andry Rajoelina ?

"Le principe que nous avions soutenu à Maputo et que nous soutenons encore peut se résumer ainsi : Plus jamais de coup d’Etat à Madagascar, en Afrique et partout dans le monde. Ensuite nous étions, je pense des hommes d’honneur et des patriotes pour avoir signé les accords de Maputo. Tenons nos engagements et vous les partisans de chaque mouvance, aidez nous par tous les moyens à rendre effectifs ces accords. Que Dieu nous bénisse ! Merci beaucoup".

Propos recueillis par Raw
http://www.courriermada.com/

jeudi 17 septembre 2009

Appel de la mouvance Ravalomanana

L’intérêt supérieur de la Nation nous impose de changer de stratégie dans notre combat pour le retour de la légalité. Ce n’est pas une capitulation.La sagesse malagasy nous apprend que nous ne pourrons obtenir gain de cause dans le désordre et la violence.Selon la pensée malagasy, la force ne peut anéantir l’esprit. Nous allons poursuivre notre combat dans le calme et le respect de l’intérêt général.

Nous n’avons pas obtenu l’autorisation d’occuper la Place de la Démocratie alors nous ne devons pas nous disperser et donner ainsi l’occasion à des profiteurs incontrôlables de piller et de vandaliser les biens publics et de faire porter à la Mouvance Ravalomanana la responsabilité des préjudices.

Nous lançons cet appel car un tel désordre ne nous mènera à aucune solution. La primauté de la raison contre la force, qui est le fondement de notre identité profonde de Malagasy, nous oblige à respecter notre stratégie basée sur la non violence, qui va faciliter notre lutte en faveur de la légalité.

Nous allons donc revenir à la Place de la Légalité, au Magro, demain vendredi 18 septembre 2009, à partir de 13 heures. Comme d’habitude, nous commencerons notre réunion par une prière pour la Nation, et continuer ensuite sur les différents rapports et consignes relatifs à la Charte de la Transition que nous avons signée à Maputo et qui doit conduire notre pays vers la fin de cette crise politique. Nous vous encourageons dans vos efforts.

Que notre engagement nous apporte la sérénité à laquelle nous aspirons tous !

Pour la Mouvance Ravalomanana
Fetison Rakoto AndrianirinaChef de Délégation

mercredi 16 septembre 2009

La Journée mondiale de la « Démocratie » (ONU) bafouée à Madagascar

Comité de Soutien de la Démocratie, de la Constitution et de la République Malgache : Comité RRM-Europe

Depuis 2007, le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) a proclamé « journée mondiale de la Démocratie », la journée du 15 septembre.

Le 1er janvier 2008, Marc Ravalomanana, Président de la République Malgache, a permis à Madagascar d’être membre de l’ECOSOC, afin que Madagascar puisse célébrer cette journée mondiale de la « Démocratie » et vivre la vraie notion de la devise du pays : «Liberté, Patrie, Progrès ».

Le terme « démocratie » provient de deux mots grecs : demos, qui signifie « le peuple », et kratein, qui signifie « gouverner ».

Depuis le Coup d’Etat de Andry Rajoelina et consorts, la vraie « Démocratie » a été bafouée à Madagascar.

Interdit de radio et de télévision nationale, interdit de se rassembler, notamment sur la place de la « Démocratie » à Antananarivo, le peuple « Malagasy » manifeste son mécontentement envers le régime sanguinaire et arbitraire « HAT » dans les rues de la capitale.

Si la population avait pu s’exprimer sur la place de la « Démocratie », il n’y aurait pas eu ces escalades de violences initiées par ces jeunes milices non apparentés au mouvement légaliste.
C’est vraisemblablement une tactique voulue par le gouvernement « putschiste » pour arrêter illégalement les grévistes et les dirigeants des mouvances «légalistes».

La HAT a oublié que le droit de grève et la liberté de manifester sont des droits universels.

L’impunité de ces milices armées de la CAPSAT est totale et débouche trop facilement sur l’arrogance et un arbitraire laissé à la liberté de jeunes soldats. Ils prennent plaisir à faire peur, à opprimer, voire à humilier, arrêter des écoliers, des étudiants, des femmes, des vieillards, des élus, des pasteurs, des fonctionnaires… selon leur humeur.

Le 15 septembre 2009, l’UIP (Union International des Parlementaires) et les parlements du monde entier célèbreront la deuxième Journée internationale de la démocratie, proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU en 2007.

La Journée internationale de la démocratie vise à la fois à célébrer la démocratie et à ne pas perdre de vue qu’il est tout aussi urgent aujourd’hui que par le passé de promouvoir la démocratie et de la protéger.

Le choix du 15 septembre pour la Journée internationale de la démocratie correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la « Déclaration universelle sur la démocratie par l’UIP. »
Cette Déclaration pose les principes de la démocratie, elle définit les éléments et les fonctions d’un gouvernement démocratique et affirme la dimension internationale de la démocratie.

A Madagascar, les soi-disant « pourparlers » et les différentes négociations au « Hintsy » Ambohimanambola, à l’EKAR Antanimena, au Carlton, à Ivandry, à Maputo, ou à Anosikely, ont tous été bafoués par le régime « putschiste », et ont abouti au Coup d’Etat, aux Kidnapping, aux meurtres, aux rackets, et aux répressions du peuple…

Aujourd’hui, le peuple « Malagasy » a pris en main sa destinée en manifestant volontairement dans les rues de la Capitale, et c’est ce que nous appelons une « Démocratie ».

Une chose est sûre : « la « HAT » est foutue ; le peuple est dans la rue. »

Le peuple « Malagasy » veut un « Retour à l’Ordre constitutionnel », convention adoptée par toutes les instances internationales, et un retour sans conditions à Madagascar du Président élu démocratiquement, Marc Ravalomanana.

Comité de Soutien de la Démocratie, de la Constitution et de la République Malgache : Comité RRM-Europe

De Quel Droit Monsieur Roindefo !

De Quel Droit Monsieur Roindefo !
Vous usurpez le nom de Premier ministre. Souvenez vous que vous faites partie d’un gouvernement fantoche qui a pris le pouvoir par la force et nullement élu par le peuple.
De quel droit vous réprimez Ce Peuple Malgache qui ne réclame que son droit et le retour à un gouvernement élu et légal.
Les accords de Maputo I et II que vous avez hélas bafoués étaient plus que nécessaires pour retrouver la paix et à faire entendre le choix du Peuple à terme.
Vous êtes là uniquement pour vous enrichir et saigner le Pays. Loin de vous, l’idée de développer Madagascar. Arrêtez votre barbarie. !
Nous, GTT La Réunion :
- Condamnons fermement les actes de répression perpétrés par Monsieur Roindefo depuis deux jours.
- Appelons la population à rester solidaires et à résister à cette dictature qui se profile.
- Appelons les leaders des 3 Mouvances à mener ensemble cette résistance.
- Appelons encore une fois la Communauté Internationale à prendre de vraies mesures pour protéger le Peuple Malgache qui ne fait que défendre son choix.
Les Gasy Tia Tanindrazana La Réunion
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samedi 12 septembre 2009

11 septembre 2009, répressions sanglantes à Madagascar : « Que Justice soit faite » par SADC

Communiqué



Marc Ravalomanana : « Pour toutes ces raisons, je vous demande votre aide pour sauver Madagascar du Chaos et de l’Anarchie. J’ai besoin de votre appui pour retourner dans mon pays. La situation qui prévaut à Madagascar est inacceptable. Les règles légales et la démocratie doivent être rétablies ». Ci-dessous * (Réf. : SADC 30 mars 2009).

Au moment où les Etats Unis d’Amérique commémorent les attentats terroristes du 11 septembre 2001, les mutins du nouveau gouvernement « Putschiste » de Andry Rajoelina et de Monja Roindefo terrorisent le peuple « Malagasy » avec des bombes lacrymogènes, arrêtent des « légalistes, des femmes et des enfants », et tirent à balle réelle sur une foule de gréviste, pacifique et non armée, venue sur la Place de la Démocratie à Antananarivo Madagascar.

Le Peuple malgache, la Communauté internationale et la Justice internationale jugeront et sanctionneront Andry Rajoelina, Monja Roindefo et les mutins CAPSAT pour les chefs d’accusations suivants entre autres : Coup d’Etat armé, Crimes contre l’Humanité et non respect des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Il faut rappeler qu’en Afrique, l’UA et la Communauté internationale ont déjà adopté comme principe de sanctionner les personnalités auteurs de coup d’Etat et il n’est pas rare que les principaux acteurs des actes anticonstitutionnels soient l’objet de poursuites judiciaires et d’interdiction d’entrée dans quelques grandes capitales. Il en était ainsi des putschistes guinéens et mauritaniens jusqu’à un retour à l’ordre constitutionnel.

Nous réitérons donc notre appel à certains représentants diplomatiques à Madagascar d’arrêter toute coopération internationale avec le pouvoir « putschiste » HAT, et par la présente, nous portons en prière tous les victimes de la répression sanglante de ce jour 11 septembre 2009 à Madagascar : « Que justice soit faite » par la SADC.

Communiqué des Comités de Défense de la Démocratie de Madagascar et Comité RRM Europe
Réf. : SADC 30 mars 2009 :

Discours de Son Excellence Marc Ravalomanana, Président de la République de MadagascarSommet extraordinaire de la SADC, 30 mars 2009, Swaziland(Traduction libre, et version originale en anglais)

Votre Majesté, Roi Mswati III,
Excellence Monsieur le Président Motlanthe,
Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la SADC
,Excellences,Honorable Ministres,
Mesdames, Messieurs

Je voudrais remercier sa Majesté le Roi Mswati III et le Président Motlanthe pour avoir appelé ce sommet extraordinaire de la SADC. A plusieurs occasions, la SADC a évalué la situation sur le terrain et effectué des rapports à sa Majesté et au Président Motlanthe

La mission ministérielle, dirigée par le Ministre des Affaires étrangères du Royaume du Swaziland, a pu également juger la situation, qui a été vraiment intense Voila pourquoi, ce sommet est d’une importance capitale pour la population de Madagascar. Leur future dépend de ce qui sera décidé.

Majesté, Excellences, Je n’ai jamais démissionné, J’ai été forcé de quitter le pouvoir, sous la menace d’une arme, le 17 mars.Ma famille et moi, étions entourés par des soldats qui nous menaçaient. Mon fils et sa femme étaient obligés de se cacher dans la forêt.

La seule échappatoire pour nous était de quitter le pays.Andry Rajoelina, l’ancien Maire de la Capitale a pris le pouvoir à travers le terrorisme. Il a incité à des violences et des destructions sans précédent. Et depuis le 26 janvier. Les stations de radio et de télévision nationale ont été incendié et plus de 20 centres d’achat ont été détruits et brulés, Rajoelina a utilisé ses propres stations radio et Télévision pour faire des propagandes subversive.

A travers ces stations, il a fait circuler des rumeurs contre le gouvernement.Il a utilisé cette stratégie pour :
1) terroriser la population et
2) déstabiliser le pays

L’économie est ruinée : une centaine d’affaires ont du fermer à cause de plusieurs pertes.Les forces de l’ordre n’ont pas pu prévenir la vague de destruction parce qu’il y avait un manque d’équipement anti – émeute. Elles ont été assiégées par l’ampleur des violences organisées.Andry Rajoelina a déclaré très tôt qu’il voulait prendre le pays en charge le 31 janvier, il a ordonné au pays tout entier à suivre son leadership.

Il a dit à l’administration et aux forces de l’ordre qu’iles étaient sous son commandement. Et jour après jour, il a orchestré des démonstrations perturbatrices, vis-à-vis du public et du secteur privé.

Le 7 février, il s’est auto proclamé « Président de la Haute Autorité de Transition ». Il a désigné un Premier Ministre, qui a désigné les Ministres.Tous ces évènements s’étaient déroulés durant les mouvements de rue. Il a ensuite tenté de prendre le palais présidentiel et les ministères. Il a échoué à cette étape.

Comme ses intentions de prendre illégalement le pouvoir est devenu apparent, et que les violences ont continué, il a commencé à perdre du soutien. Dans ses discours, il a commencé à menacer les citoyens : ceux qui ne voulaient pas le suivre verront leurs maisons marquées. Son équipe a commencé à envoyer des menaces aux ministres, députés, sénateurs et directeurs médias. Deux journaux ont du arrêter leur publication.

Il a par la suite déclaré qu’il prendrait le pouvoir avec l’aide de forces armées.

Le Dimanche 8 mars, il a organisé une mutinerie au niveau d’une faction de l’armée. Les sous officiers s’étaient rebellés contre les officiers supérieurs. Quelques officiers ont été pris en otage dans un baraquement militaire.

Son Ministre de la Justice a lancé un mandat d’arrêt contre les membres de cabinet. Avec l’aide des mutins, il a pris le bureau du Premier Ministre le vendredi 13 mars.Trois jours plus tard, les soldats mutins ont investi le Palais Présidentiel situé en ville.

Le mardi 17 mars, il a envoyé ses troupes pour prendre le Palais d’Etat d’Iavoloha, où j’ai l’habitude de résider et de travailler. Ils ont dispersé des milliers de partisans qui s’étaient installés à l’extérieur du palais

Le même jour, les officiers mutins troublent un meeting. Ils ont menacé avec des armes des diplomates, des membres de l’Eglise, de la société civile et de l’armée. Ils ont même pris en otage des hauts gradés de l’armée et un pasteur. Ils ont demandé à ce que le pouvoir soit remis à Rajoelina.Quand il est arrivé au pouvoir, Rajoelina a dissout le parlement et le cabinet.

Il a aussi modifié la constitution, en changeant la structure de la Haute Cour Constitutionnelle. Résultat, 10 des 11 membres ont été désigné par lui – même et son gouvernement.La population de Madagascar ne veut pas de ce régime anti – démocratique. Tout au long de la semaine, la population a manifesté contre le régime et a demandé mon retour.

Plus de 30 000 personnes ont protesté Samedi dernier.Malheureusement, les violences et intimidations prévalent encore. Après la manifestation de Samedi, un groupe de soldat rebelle et quelques militants ont chassé la population qui a dirigé une manifestation pacifique dans la Capitale, Antananarivo.

Ils ont tiré sur les manifestants. 7 sont morts et plus de 30 ont été blessés. Plusieurs personnes sont portées disparues. Plusieurs ont été arrêtées.Majesté, Excellences, je suis très désolé pour cela. Madagascar allait bien.

Nous étions classés parmi les économies les plus performantes en Afrique Sub Saharien avec un taux de croissance de plus de 7% l’année dernière. Maintenant il y a une totale perte de confiance aux investissements à Madagascar.

Les investissements se retirent, la communauté internationale a suspendu son aide. La population la plus pauvre de Madagascar est le plus qui en souffrira. Elle ne mérite pas la situation.Majesté, Excellences, les derniers mois ont été les périodes les plus difficiles de ma vie. Je suis affecté par les pertes inutiles de vies, les destructions insensées de tout ce que nous avons accompli.

Majesté, Excellences, la seule solution à cette crise est le retour au pouvoir du Gouvernement démocratiquement élu. C’est ce que demande la population de MadagascarC’est la raison pour laquelle elle manifeste dans plusieurs parties du pays demandant mon retour.Le coup et le régime actuel sont chaque jour en train de détruire Madagascar. Une faction de l’armée est hors de contrôle. Les fonctionnaires sont en grève.

Les fonds gouvernementaux ont été retirés. La population refuse de payer des impôts à un gouvernement non démocratique.Pour toutes ces raisons, je vous demande votre aide pour sauver Madagascar du Chaos et de l’Anarchie.

J’ai besoin de votre appui pour retourner dans mon pays. La situation qui prévaut à Madagascar est inacceptable. Les règles légales et la démocratie doivent être rétablies

Une fois de retour au pouvoir, je m’engage à:

-1. Constituer un gouvernement de consensus.

2. Mettre en place une Commission Electorale Indépendante

3. Restructurer et ré entrainer l’armée et la police, avec le soutien de la SADC et les autres partenaires

4. Améliorer le climat des investissements

5. Assurer que les règles et la loi soient observés

6. Tenir une consultation nationale soit un référendum soit une élection

Pour conclure, je plaide pour une intervention de la SADC pour déloger les insurgés et restaurer la démocratie dans mon pays.

Je tiens à remercier le Président Molanthe, Président de la SADC, le Roi Mswati III, le président de l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC et tous les chefs d’Etats et de Gouvernement qui ont assisté à ce sommet.

Merci pour vous soutien et votre compassion. J’ai totale confiance en la solidarité et le soutien mutuel entre les membres de la SADC.Merci.

Communiqué des Comités de Défense de la Démocratie de Madagascar et Comité RRM Europe