COMMUNIQUE DE GTT INTERNATIONAL:
La mouvance Ravalomanana résiste aux forcing de la France
Alors que la mouvance Ravalomanana se prononce et refuse totalement l'arrivée des putschistes au pouvoir même pendant la transition, le Groupe International de Contact FORCE la finalisation d'un accord mettant Andry Rajoelina comme président.
L'annonce soit disant "officiel" fait prématurément par le GIC n'est qu'une proposition émise par deux mouvances Zafy et Rajoelina. On ne peut pas parler aujourd'hui d'accord consensuel et inclusif tant que le président Ravalomanana, chef de file de la mouvance Ravalomanana n'a pas signé.
Ainsi 20 millions de Malagasy ont pu assister en direct aux effets néfastes de la désinformation, désignée par les spécialistes comme étant le "médiamensonge".
Cette intoxication médiatique risque d'accélérer la discréditation du GIC qui n'hésite pas à renier et bafouer en premier les accords de Maputo concernant la neutralité de la présidence de la Transition.
Nous attirons l'attention de la Communauté Internationale que le Président élu Marc Ravalomanana est le seul à avoir une légitimité politique dans ces discussions. Ni Ratsiraka ni Zafy et encore moins Andry Rajoelina ne peuvent représenter le peuple Malagasy.
Le peuple Malagasy n'est pas dupe des manigances de la France et nous demandons instamment que la France n'assiste plus à toute séance de négociation et respecte expressément les accords de Maputo pour une paix durable à Madagascar.
GTT International
mercredi 14 octobre 2009
samedi 10 octobre 2009
La lutte continue
(09 octobre 2009)
Comment les médiateurs vont se comporter cette fois, étant certain que les quatre signatures des chefs de file ne seront pas réunies pour admettre Rajoelina à la place de président de la transition. Vont -ils faire reprendre les négociations entre les quatre chefs de file ou forcer la mise en place de la transition en écartant (la mouvance) Ravalomanana?
Ravalomanana a été clair, il ne signera aucun accord retenant Rajoelina. Pour Ravalomanana, les discussions doivent reprendre en Afrique ou à Madagascar pour la mise en place d'une transition réellement neutre, inclusive et consensuelle. Vendredi, il a déclaré sur une station radio qu'il n'ira pas à Paris, pas plus qu'à Genève (des informations courant que la prochaine rencontre entre les 4 chefs de file se déroulera dans l'une de ces deux villes).
La balle est entre les mains des médiateurs, traitement équitable des mouvances ou traitement biaisé?
Dans une lettre qu'il a envoyé à Jean Ping vendredi, Ravalomanana a manifesté sa consternation sur la conduite de la réunion du 06 octobre dernier. "La prétendue attribution définitive de la présidence de transition à Andry Rajoelina a été imposée d'avance sans qu'il y ait eu débats entre les chefs de file sur ce sujet"... Des décisions importantes étaient à prendre durant la réunion mais les quatre chefs de file n'ont pas été présents (contrairement à ce qui s'est passé à Maputo).
Les médiateurs vont - ils entériner la décision de retenir Rajoelina malgré l'opposition de Ravalomanana? Si ce sera le cas, qu'en est il de l'équité entre les mouvances? Où sera le principe d'inclusivité et de consensus? A rappeler qu'à Maputo des propositions ont été émises mais n'ayant pas obtenu l'adhérence des 4 mouvances elles n'ont pas été considérées. Ce qui est le cas actuellement.
Ravalomanana a expliqué vendredi que sa position n'est pas poussée par la haine d'une personne mais par respect à des principes.
Quel model laisserait - on aux générations futures et comment le pays pourrait - il évoluer si l'on accepte l'idée de légitimer un putschiste? Une personne plus maline pourrait aussi se lever un de ces jours et prendre le pouvoir avec l'aide de l'armée ou par d'autres moyens et se référer à la situation actuelle pour voir son acte légitimer.
La discussion sur Rajoelina en tant que Président a déjà eu lieu à Maputo selon Marc Ravalomanana et il a quitté la réunion. "Comment peut on désigner un auteur de coup d'Etat comme Président?"
Et de surcroit l'auteur de ce coup d'Etat qui n'est selon Ravalomanana qu'un pion pour détruire ce qui a été accompli durant les 7 dernières années. Selon ses explications, tout a été mis en oeuvre pour mettre Madagascar en trouble parce qu'un pays a peur de perdre ses intérêts économiques. Si la réunion de l'UA avait pu se tenir normalement, le monde entier aurait vu comment Madagascar s'est développé aussi ils ont tout fait pour détruire le pays (pillage, destruction et le coup d'Etat). Ravalomanana a désigné le pays: la France.
Ravalomanana a appelé la population à persévérer dans la revendication de la légalité. La majorité de la population réclame le retour de la légalité et rejette le putschiste mais elle a peur des représailles, des arrestations et des balles a dit Ravalomanana. La mobilisation des partisans de la légalité continue à Ankorondrano et dans plusieurs villes de Madagascar.
Comment les médiateurs vont se comporter cette fois, étant certain que les quatre signatures des chefs de file ne seront pas réunies pour admettre Rajoelina à la place de président de la transition. Vont -ils faire reprendre les négociations entre les quatre chefs de file ou forcer la mise en place de la transition en écartant (la mouvance) Ravalomanana?
Ravalomanana a été clair, il ne signera aucun accord retenant Rajoelina. Pour Ravalomanana, les discussions doivent reprendre en Afrique ou à Madagascar pour la mise en place d'une transition réellement neutre, inclusive et consensuelle. Vendredi, il a déclaré sur une station radio qu'il n'ira pas à Paris, pas plus qu'à Genève (des informations courant que la prochaine rencontre entre les 4 chefs de file se déroulera dans l'une de ces deux villes).
La balle est entre les mains des médiateurs, traitement équitable des mouvances ou traitement biaisé?
Dans une lettre qu'il a envoyé à Jean Ping vendredi, Ravalomanana a manifesté sa consternation sur la conduite de la réunion du 06 octobre dernier. "La prétendue attribution définitive de la présidence de transition à Andry Rajoelina a été imposée d'avance sans qu'il y ait eu débats entre les chefs de file sur ce sujet"... Des décisions importantes étaient à prendre durant la réunion mais les quatre chefs de file n'ont pas été présents (contrairement à ce qui s'est passé à Maputo).
Les médiateurs vont - ils entériner la décision de retenir Rajoelina malgré l'opposition de Ravalomanana? Si ce sera le cas, qu'en est il de l'équité entre les mouvances? Où sera le principe d'inclusivité et de consensus? A rappeler qu'à Maputo des propositions ont été émises mais n'ayant pas obtenu l'adhérence des 4 mouvances elles n'ont pas été considérées. Ce qui est le cas actuellement.
Ravalomanana a expliqué vendredi que sa position n'est pas poussée par la haine d'une personne mais par respect à des principes.
Quel model laisserait - on aux générations futures et comment le pays pourrait - il évoluer si l'on accepte l'idée de légitimer un putschiste? Une personne plus maline pourrait aussi se lever un de ces jours et prendre le pouvoir avec l'aide de l'armée ou par d'autres moyens et se référer à la situation actuelle pour voir son acte légitimer.
La discussion sur Rajoelina en tant que Président a déjà eu lieu à Maputo selon Marc Ravalomanana et il a quitté la réunion. "Comment peut on désigner un auteur de coup d'Etat comme Président?"
Et de surcroit l'auteur de ce coup d'Etat qui n'est selon Ravalomanana qu'un pion pour détruire ce qui a été accompli durant les 7 dernières années. Selon ses explications, tout a été mis en oeuvre pour mettre Madagascar en trouble parce qu'un pays a peur de perdre ses intérêts économiques. Si la réunion de l'UA avait pu se tenir normalement, le monde entier aurait vu comment Madagascar s'est développé aussi ils ont tout fait pour détruire le pays (pillage, destruction et le coup d'Etat). Ravalomanana a désigné le pays: la France.
Ravalomanana a appelé la population à persévérer dans la revendication de la légalité. La majorité de la population réclame le retour de la légalité et rejette le putschiste mais elle a peur des représailles, des arrestations et des balles a dit Ravalomanana. La mobilisation des partisans de la légalité continue à Ankorondrano et dans plusieurs villes de Madagascar.
vendredi 9 octobre 2009
Mouvance Ravalomanana: Lettre pour SEM J.Ping
Johannesbourg, 09 octobre 2009
Cher Président Ping,
La Mouvance Ravalomanana :
Rappelant que le changement anticonstitutionnel survenu à Madagascar a provoqué la réaction de la Communauté internationale qui n’a pas hésité à prendre des sanctions concrétisées par la suspension de Madagascar des organisations internationales et gel de toutes aides internationales. Ce qui signifie que la communauté internationale a pris acte de la réalité d’un coup d’Etat à Madagascar.
Faisant siens les principes, déclarations, conventions et résolutions universellement reconnus notamment le refus d’adouber des putschistes à la tête de l’Etat et le respect des résultats des votes citoyens, consignés dans notre déclaration faite à Maputo le 26 août 2009 et confirmée pas le message du SEM Marc RAVALOMANANA lu, au préalable lors de la réunion en date du 6 octobre 2009 tenue au Carlton Antananarivo;
Rappelant que la revendication première, légitime et immuable de la mouvance est le retour à l’ordre constitutionnel ;
Rappelant l’article premier de la charte de la transition pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ;
Convaincue que la seule et unique voie de sortie pacifique à la crise politique qui mine le pays depuis plusieurs mois, est la mise en œuvre sans réserve de l’esprit des accords de Maputo dont la Mouvance Ravalomanana est partie prenante à part entière.
Rappelant :
1. Qu’à Maputo II, le communiqué final de l’Équipe Internationale de Médiation a bien souligné « qu’il a été impossible de trouver un consensus sur la nomination aux postes de Président, Vice Président et Premier ministre de la Transition.
Qu’ainsi les esquisses de propositions faites à Maputo, n’étant pas signées ne lient personne mais constituent seulement des pistes de réflexion, et ne peuvent en aucun cas être considérées comme définitivement acquises
2. Que la Mouvance Ravalomanana a toujours réfuté la nomination d’un putschiste à la tête de l’Etat, qu’il est ainsi faux de dire que la forte objection a été émise pour la première fois au Carlton ;
Malheureusement, la réunion sous l’égide du GIC n’a pas respecté manifestement l’esprit de neutralité et de consensus dans la mesure où la direction de ladite réunion a été purement en contradiction avec l’esprit de Maputo tant sur le fond que sur la procédure : prise de parole par les seuls Chefs de délégation, absence des chefs de file pour des décisions aussi importantes.
La prétendue attribution définitive de la présidence de la transition à Andry Rajoelina était imposée d’avance sans qu’il y ait eu débats entre chefs de file à ce sujet.
Pour tous ces motifs sus mentionnés et se réservant de faire valoir d’autres moyens en temps opportun:
Est consternée par la négation par le GIC des valeurs qu’il a prônées et qui sont à la base des sanctions ci-dessus rappelées et prononcées à l’encontre de Madagascar
Regrette que la discussion fût essentiellement axée sur la question du premier ministre de consensus
Requiert instamment et expressément que la prise de ces décisions soient faites en présence des Chefs de file comme il a été procédé tant à Maputo I qu’à Maputo II.
Enfin, la mouvance exige l’exécution des Accords de Maputo à la lettre et respectant l’esprit au préalable et notamment concernant la libération immédiate des détenus, ainsi que le traitement équitable de chaque mouvance.
Nous sommes disposés et décidés à continuer les négociations jusqu’à ce que nous parvenions à nous mettre d’accord sur tous les postes au sein du gouvernement et des institutions de la transition.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.
Marc RAVALOMANANA
--
Cher Président Ping,
La Mouvance Ravalomanana :
Rappelant que le changement anticonstitutionnel survenu à Madagascar a provoqué la réaction de la Communauté internationale qui n’a pas hésité à prendre des sanctions concrétisées par la suspension de Madagascar des organisations internationales et gel de toutes aides internationales. Ce qui signifie que la communauté internationale a pris acte de la réalité d’un coup d’Etat à Madagascar.
Faisant siens les principes, déclarations, conventions et résolutions universellement reconnus notamment le refus d’adouber des putschistes à la tête de l’Etat et le respect des résultats des votes citoyens, consignés dans notre déclaration faite à Maputo le 26 août 2009 et confirmée pas le message du SEM Marc RAVALOMANANA lu, au préalable lors de la réunion en date du 6 octobre 2009 tenue au Carlton Antananarivo;
Rappelant que la revendication première, légitime et immuable de la mouvance est le retour à l’ordre constitutionnel ;
Rappelant l’article premier de la charte de la transition pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ;
Convaincue que la seule et unique voie de sortie pacifique à la crise politique qui mine le pays depuis plusieurs mois, est la mise en œuvre sans réserve de l’esprit des accords de Maputo dont la Mouvance Ravalomanana est partie prenante à part entière.
Rappelant :
1. Qu’à Maputo II, le communiqué final de l’Équipe Internationale de Médiation a bien souligné « qu’il a été impossible de trouver un consensus sur la nomination aux postes de Président, Vice Président et Premier ministre de la Transition.
Qu’ainsi les esquisses de propositions faites à Maputo, n’étant pas signées ne lient personne mais constituent seulement des pistes de réflexion, et ne peuvent en aucun cas être considérées comme définitivement acquises
2. Que la Mouvance Ravalomanana a toujours réfuté la nomination d’un putschiste à la tête de l’Etat, qu’il est ainsi faux de dire que la forte objection a été émise pour la première fois au Carlton ;
Malheureusement, la réunion sous l’égide du GIC n’a pas respecté manifestement l’esprit de neutralité et de consensus dans la mesure où la direction de ladite réunion a été purement en contradiction avec l’esprit de Maputo tant sur le fond que sur la procédure : prise de parole par les seuls Chefs de délégation, absence des chefs de file pour des décisions aussi importantes.
La prétendue attribution définitive de la présidence de la transition à Andry Rajoelina était imposée d’avance sans qu’il y ait eu débats entre chefs de file à ce sujet.
Pour tous ces motifs sus mentionnés et se réservant de faire valoir d’autres moyens en temps opportun:
Est consternée par la négation par le GIC des valeurs qu’il a prônées et qui sont à la base des sanctions ci-dessus rappelées et prononcées à l’encontre de Madagascar
Regrette que la discussion fût essentiellement axée sur la question du premier ministre de consensus
Requiert instamment et expressément que la prise de ces décisions soient faites en présence des Chefs de file comme il a été procédé tant à Maputo I qu’à Maputo II.
Enfin, la mouvance exige l’exécution des Accords de Maputo à la lettre et respectant l’esprit au préalable et notamment concernant la libération immédiate des détenus, ainsi que le traitement équitable de chaque mouvance.
Nous sommes disposés et décidés à continuer les négociations jusqu’à ce que nous parvenions à nous mettre d’accord sur tous les postes au sein du gouvernement et des institutions de la transition.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.
Marc RAVALOMANANA
--
jeudi 8 octobre 2009
Ravalomanana - position inchangée, non à Rajoelina
(07octobre 2009)
Rien n'a encore été signé mardi, ce qui est ressorti de la réunion au
Carlton n'est jusqu'ici qu'une proposition non un accord. Pour obtenir
cette qualité, les propositions devront être signées par les quatre
chef de file, donc par Ravalomanana, Zafy Albert, Ratsiraka et
Rajoelina. La signature se fera ailleurs a indiqué le GIC. Mais à la
lumière de nouveaux élements, on peut s'attendre à des rebondissements
dans le processus de médiation. Rien n'est encore joué.
Si les partisans de Rajoelina jubilent à l'idée de voir leur
"président" à la tête de la transition, les partisans de Ravalomanana
ont été rassurés par "dada". Ravalomanana dans une intervention sur
une chaine privée reste ferme: "Rien n'a encore été signé, et je ne me
laisserai pas faire....c'est un auteur de coup d'Etat et on veut le
place?...si j'étais à cette réunion, j'aurai quitté la salle". En
clair, Ravalomanana s'oppose à la mise en place de Rajoelina à la tête
de la transition. Une position qu'il a manifesté au GIC dans une
lettre lue durant la réunion de mardi. Ravalomanana a appelé les
Malagasy à protéger la dignité du pays. Il a par ailleurs interpellé
la CI sur les principes et valeurs prônés. Un coup d'Etat est condamné
et leurs auteurs ne doivent jamais ètre légitimés.
Au vu de cette intervention, il est plus qu'assurer que Ravalomanana
ne va signer d'accord où le nom de Rajoelina figure comme Président de
transition.
Dans un communiqué en date du 07 octobre, la mouvance Ravalomanana
indique que "La charte de Maputo et par référence à sa propre
jurisprudence instaurée au cours du processus des présentes
négociations qui a initialement pris en compte l'opposition de la
mouvance Rajoelina exige pour l'adoption de toute décision à caractère
consensuel et inclusif l'accord parfait de toutes les parties, or à ce
jour tel n'est pas le cas au vu de notre ferme opposition, pour les
motifs maintes fois réitérés, à l'accession de la personne de monsieur
Rajoelina et de tous auteurs de coup d'Etat à la présidence de la
transition conventionnelle".
Durant les précédentes séances de médiation, même si les trois
mouvances ont été d'accord sur une question, la non adhésion de
Rajoelina n'a pas donné caractère consensuel à la décision. Le
processus de négociation a instaurée la nécessité d'une unanimité pour
l'adoption de toute décision, si une des parties s'oppose à la
décision l'accord n'est pas établi.
La réunion de mardi ne met pas un terme aux débats et la signature
d'un accord par les quatre chef de file est encore à un stade de
supposition.
Rien n'a encore été signé mardi, ce qui est ressorti de la réunion au
Carlton n'est jusqu'ici qu'une proposition non un accord. Pour obtenir
cette qualité, les propositions devront être signées par les quatre
chef de file, donc par Ravalomanana, Zafy Albert, Ratsiraka et
Rajoelina. La signature se fera ailleurs a indiqué le GIC. Mais à la
lumière de nouveaux élements, on peut s'attendre à des rebondissements
dans le processus de médiation. Rien n'est encore joué.
Si les partisans de Rajoelina jubilent à l'idée de voir leur
"président" à la tête de la transition, les partisans de Ravalomanana
ont été rassurés par "dada". Ravalomanana dans une intervention sur
une chaine privée reste ferme: "Rien n'a encore été signé, et je ne me
laisserai pas faire....c'est un auteur de coup d'Etat et on veut le
place?...si j'étais à cette réunion, j'aurai quitté la salle". En
clair, Ravalomanana s'oppose à la mise en place de Rajoelina à la tête
de la transition. Une position qu'il a manifesté au GIC dans une
lettre lue durant la réunion de mardi. Ravalomanana a appelé les
Malagasy à protéger la dignité du pays. Il a par ailleurs interpellé
la CI sur les principes et valeurs prônés. Un coup d'Etat est condamné
et leurs auteurs ne doivent jamais ètre légitimés.
Au vu de cette intervention, il est plus qu'assurer que Ravalomanana
ne va signer d'accord où le nom de Rajoelina figure comme Président de
transition.
Dans un communiqué en date du 07 octobre, la mouvance Ravalomanana
indique que "La charte de Maputo et par référence à sa propre
jurisprudence instaurée au cours du processus des présentes
négociations qui a initialement pris en compte l'opposition de la
mouvance Rajoelina exige pour l'adoption de toute décision à caractère
consensuel et inclusif l'accord parfait de toutes les parties, or à ce
jour tel n'est pas le cas au vu de notre ferme opposition, pour les
motifs maintes fois réitérés, à l'accession de la personne de monsieur
Rajoelina et de tous auteurs de coup d'Etat à la présidence de la
transition conventionnelle".
Durant les précédentes séances de médiation, même si les trois
mouvances ont été d'accord sur une question, la non adhésion de
Rajoelina n'a pas donné caractère consensuel à la décision. Le
processus de négociation a instaurée la nécessité d'une unanimité pour
l'adoption de toute décision, si une des parties s'oppose à la
décision l'accord n'est pas établi.
La réunion de mardi ne met pas un terme aux débats et la signature
d'un accord par les quatre chef de file est encore à un stade de
supposition.
La mouvance Ravalomanana résiste aux forcing de la France
La mouvance Ravalomanana résiste aux forcing de la France
Alors que la mouvance Ravalomanana se prononce et refuse totalement l'arrivée des putschistes au pouvoir même pendant la transition, le Groupe International de Contact FORCE la finalisation d'un accord mettant Andry Rajoelina comme président.
L'annonce soit disant "officiel" fait prématurément par le GIC n'est qu'une proposition émise par deux mouvances Zafy et Rajoelina. On ne peut pas parler aujourd'hui d'accord consensuel et inclusif tant que le président Ravalomanana, chef de file de la mouvance Ravalomanana n'a pas signé.
Ainsi 20 millions de Malagasy ont pu assister en direct aux effets néfastes de la désinformation, désignée par les spécialistes comme étant le "médiamensonge".
Cette intoxication médiatique risque d'accélérer la discréditation du GIC qui n'hésite pas à renier et bafouer en premier les accords de Maputo concernant la neutralité de la présidence de la Transition.
Nous attirons l'attention de la Communauté Internationale que le Président élu Marc Ravalomanana est le seul à avoir une légitimité politique dans ces discussions. Ni Ratsiraka ni Zafy et encore moins Andry Rajoelina ne peuvent représenter le peuple Malagasy.
Le peuple Malagasy n'est pas dupe des manigances de la France et nous demandons instamment que la France n'assiste plus à toute séance de négociation et respecte expressément les accords de Maputo pour une paix durable à Madagascar.
GTT International
Alors que la mouvance Ravalomanana se prononce et refuse totalement l'arrivée des putschistes au pouvoir même pendant la transition, le Groupe International de Contact FORCE la finalisation d'un accord mettant Andry Rajoelina comme président.
L'annonce soit disant "officiel" fait prématurément par le GIC n'est qu'une proposition émise par deux mouvances Zafy et Rajoelina. On ne peut pas parler aujourd'hui d'accord consensuel et inclusif tant que le président Ravalomanana, chef de file de la mouvance Ravalomanana n'a pas signé.
Ainsi 20 millions de Malagasy ont pu assister en direct aux effets néfastes de la désinformation, désignée par les spécialistes comme étant le "médiamensonge".
Cette intoxication médiatique risque d'accélérer la discréditation du GIC qui n'hésite pas à renier et bafouer en premier les accords de Maputo concernant la neutralité de la présidence de la Transition.
Nous attirons l'attention de la Communauté Internationale que le Président élu Marc Ravalomanana est le seul à avoir une légitimité politique dans ces discussions. Ni Ratsiraka ni Zafy et encore moins Andry Rajoelina ne peuvent représenter le peuple Malagasy.
Le peuple Malagasy n'est pas dupe des manigances de la France et nous demandons instamment que la France n'assiste plus à toute séance de négociation et respecte expressément les accords de Maputo pour une paix durable à Madagascar.
GTT International
Discours du Président Marc Ravalomanana
à la réunion du G.I.C. le 6 octobre 2009 par le chef de la délégation Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Ravalomanana.
Johannesburg, le 6 octobre 2009
Cher Président Ping,
Mesdames et Messieurs,
La Charte de la transition, signée à Maputo le 09 août 2009 stipule à l'Article 1 que : "Les mouvances politiques s'engagent à oeuvrer pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l'organisation d'élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles, et de la mise en place d'institutions démocratiques et stables".
C'est dans cet esprit de neutralité que j'ai solennellement déclaré le 26 août 2009 à Maputo que je ne participerai pas personnellement à la gestion de la transition.
La Communauté Internationale a précisé clairement qu'aussi longtemps qu'il n'y a pas d'ordre constitutionnel à Madagascar, elle ne reconnaîtra aucun gouvernement de transition. La Mouvance Ravalomanana approuve entièrement cette position et nous ne reconnaîtrons jamais Rajoelina comme "président du gouvernement de transition" parce que sa reconnaissance sera un coup dur pour l'état de droit, la démocratie et l'ordre constitutionnel. En fait, lui permettre d'être le président de la transition signifie légitimer le coup d'état qui a eu lieu à Madagascar.
Nous comptons sur vous, M. le Président, qui dirigez la Commission de l'Union Africaine avec tant d'intégrité, pour éviter les pièges de ceux qui ne veulent pas voir nos pays progresser sans ingérence étrangère tutélaire et faire triompher les valeurs universelles, credo de tous les responsables étatiques du monde entier.
Nous comptons également sur votre compréhension pour un traitement équitable de toutes les mouvances en tenant compte de mon propre désistement personnel dans la conduite de la transition pour que celle-ci soit réellement neutre, inclusive et consensuelle et réussisse sa mission première qui est de ramener la paix à Madagascar.
De tout ce qui précède, et reconfirmant tous nos écrits et déclarations précédents, notamment la communication 022/CC/09 faite devant le G.I.C à Addis Abeba le 21 juillet 2009 et à Maputo le 26 août, nous réitérons notre position et ne pouvons, au nom de la Mouvance Ravalomanana, accepter M. Rajoelina comme président de la transition.
Le continent africain n'est pas un continent maudit, incapable de se délivrer définitivement de ses vices dégradants pour le bonheur de nos détracteurs pour le développement.
Cette fois, assumons notre avenir, osons prendre réellement nos responsabilités et faisons du cas de Madagascar un exemple dissuasif pour tous. Ne légitimons pas, sous quelque forme que ce soit, un putschiste.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.
Marc RAVALOMANANA
Johannesburg, le 6 octobre 2009
Cher Président Ping,
Mesdames et Messieurs,
La Charte de la transition, signée à Maputo le 09 août 2009 stipule à l'Article 1 que : "Les mouvances politiques s'engagent à oeuvrer pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l'organisation d'élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles, et de la mise en place d'institutions démocratiques et stables".
C'est dans cet esprit de neutralité que j'ai solennellement déclaré le 26 août 2009 à Maputo que je ne participerai pas personnellement à la gestion de la transition.
La Communauté Internationale a précisé clairement qu'aussi longtemps qu'il n'y a pas d'ordre constitutionnel à Madagascar, elle ne reconnaîtra aucun gouvernement de transition. La Mouvance Ravalomanana approuve entièrement cette position et nous ne reconnaîtrons jamais Rajoelina comme "président du gouvernement de transition" parce que sa reconnaissance sera un coup dur pour l'état de droit, la démocratie et l'ordre constitutionnel. En fait, lui permettre d'être le président de la transition signifie légitimer le coup d'état qui a eu lieu à Madagascar.
Nous comptons sur vous, M. le Président, qui dirigez la Commission de l'Union Africaine avec tant d'intégrité, pour éviter les pièges de ceux qui ne veulent pas voir nos pays progresser sans ingérence étrangère tutélaire et faire triompher les valeurs universelles, credo de tous les responsables étatiques du monde entier.
Nous comptons également sur votre compréhension pour un traitement équitable de toutes les mouvances en tenant compte de mon propre désistement personnel dans la conduite de la transition pour que celle-ci soit réellement neutre, inclusive et consensuelle et réussisse sa mission première qui est de ramener la paix à Madagascar.
De tout ce qui précède, et reconfirmant tous nos écrits et déclarations précédents, notamment la communication 022/CC/09 faite devant le G.I.C à Addis Abeba le 21 juillet 2009 et à Maputo le 26 août, nous réitérons notre position et ne pouvons, au nom de la Mouvance Ravalomanana, accepter M. Rajoelina comme président de la transition.
Le continent africain n'est pas un continent maudit, incapable de se délivrer définitivement de ses vices dégradants pour le bonheur de nos détracteurs pour le développement.
Cette fois, assumons notre avenir, osons prendre réellement nos responsabilités et faisons du cas de Madagascar un exemple dissuasif pour tous. Ne légitimons pas, sous quelque forme que ce soit, un putschiste.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.
Marc RAVALOMANANA
Inscription à :
Articles (Atom)