dimanche 6 septembre 2009

Rajoelina a, encore une fois, décidé de s'imposer Président

Andry Rajoelina a decidé de rester président et il maintient Monja Rohindefo à la primature. Mais il le charge de former un gouvernement d'ouverture. L'information n'en est pas une. Rien ne change. On se demande de quelle ouverture il parle. Et surtout vers qui ?Qu'il garde son gouvernement tel qu'il est. Personne, à part les gens de son propre camp, n'est intéressé.

Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité.

Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles. La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté.

Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.

DEVOIR D'INGERENCE

Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus.

Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence.

Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré

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